vendredi 10 janvier 2014

Fêtes de fin d'année au Vietnam

Bonjour à tous, et bonne annee 2014 !!

Les vacances de Noël étant arrivées en France nous sommes rejoints par Alice (la soeur de Mathilde), Gilles (son père) et Sylvie son amie, afin de se retrouver pour une dizaine de jour, découvrir la partie Nord du Vietnam et passer les fêtes de fin d'année ensemble.

Nous commencons par visiter tous ensemble la ville d'Hanoï. Nous y avons déjà passés un peu de temps tous les deux et ce sera notre point de chute au cours de nos 10 jours en famille. A chaque passage nous y découvrirons et apprécierons ses multiples facettes. La capitale du Viêtnam est parfois surnommée le Paris de l'Asie du sud-est. En effet, elle pourrait avoir ded airs du Marais, à quelques détails près... Ici les trottoirs des petites ruelles sont des lieux de vies qui en fonction du moment de la journée sont investis différemments. Ils y a d'abord les «restaurants de rue». Ils s'installent pour cuisiner sur le trottoir, à coté de petites chaises et tables en plastique (taille qui chez nous seraient utilisés pour les enfants) pour servir un plats unique tel que de la pho (soupe de nouilles), des nems, du bun cha (vermicelle de riz à la viande grillée), des sandwichs à l'omelette, du banh cuon (feuille de riz fourrée à la viande et aux champignons), et plein d'autre spécialités locales. A d'autres moments, on retrouve sur les trottoirs des groupes de Vietnamiens rigolant autour de leur mini tasses de thé, leur cafés, d'autres fumant leurs pipes à eau géantes en bambous, ainsi que des joueurs concentré sur leurs jeux d'échecs chinois. Les rues sont envahies par les scooters klaxonnants dans tout les sens. Ils se garent d'ailleurs au cours de la journée tous alignés sur les trottoirs, si bien que les piétons marchent sur la route. Toutes ces rues sont arpentées par des vendeuses se déplaçant avec leur marchandises sur un vélo ou dans deux paniers suspendus à un bambou s'appuillant sur l'épaule. Elles apportent couleurs à la ville avec leurs fruits, leurs légumes, leurs fleurs ou leurs montagne de porcelaine...
Toutes ces scènes se bousculent au cours de nos pérégrinations dans les rues d'Hanoï pour lui donner une atmosphère authentique ou l'on se sent bien. Dans le centre ville historique, la présence ancienne de guilde ne vendant qu'un type de marchandise le long d'une rue est encore présente. On retrouve ainsi la rue des herbes médicinales (avec son odeur caractéristique), celle de la soie, celle des matériels en bambou ...

Après un repos bien mérité pour les nouveaux arrivants, nous rentrouvons Phong, notre guide Vietnamien parlant très bien francais, avec qui nous partagerons les prochains jours. Nous commençons par visiter plusieurs temples et pagodes, ainsi que le musée de l'ethnographie. Il n'y a pas à dire, avec les explications d'un guide, on comprend beaucoup mieux tous les rythes ethniques et toute les croyances autour du bouddhisme.

Le soir venu nous partons tous ensemble vers la gare... Et oui, c'est ici, dans notre «train train pas quotidien», que nous empruntons notre premier train! Nous pensions le faire beaucoup plus tôt et beaucoup plus fréquemment dans notre périple, mais le bus a le coté pratique de pouvoir s'organiser au jour le jour, tandis que le train nécessite souvent de réserver à l'avance... Ceci explique cela!

Au réveil dans le train, Julien tente de discuter avec un Vietnamien de sa cabine. Après quelques échanges basiques la discussion tombe à plat, notre vocabulaire vietnamien n'étant pas assez évolué. Quelques minutes plus tard notre guide arrive un sourire en coin. Il dit : julien j'ai entendu ta conversation lorsque la personne t'a demandé ce que tu faisais dans la vie tu lui as repondu que tu était Francais, et quand il t'a demandé par quel aéroport tu était arrivé tu lui as répondu Laos, Thailande, Indes, Mongolie (les pays par lesquels nous pensons passer ensuite...). Et il a répondu que ça faisait beaucoup 4 escales!! Et oui parfois la communication n'est pas simple lorsque l'on ne comprend pas la langue ... mais cela a le mérite d'être marrant lorsque l'on a la traduction !!!

Au petit matin, nous arrivons à Loa Cai, porte d'entrée pour les montagnes du nord, où nous allons passer plusieurs jours, entre randonnée au milieu de magnifiques rizières en terrasse, des moments de transport et visites de villages d'ethnies du Viêtnam (pour l'instant nous n'avions rencontré que des Viet, l'ethnie majoritairement présente au Viêtnam). Nous rencontrerons ainsi au cours de nos promenades de nombreux habitants des villages, vaquants à leur occupations et portant encore pour la plupart leur costumes traditionnels. Nous rencontrerons ainsi des Hmong fleuris aux costumes très colorés, des Hmong noir vêtus de couleurs plus sobres, des Dao rouge portant sur leur tête des foulards rouge, des Thaï noirs ... Notre guide profite de chaque rencontre avec les villageois pour échanger avec eux et nous traduire ces échanges ce qui nous aide à comprendre la vie du village. Cela lui permet également de nous montrer nombreuses de leurs activités quotidiennes comme la distillation d'alcool de maïs, la récolte des graines de soja, la fabrication de baguettes d'encens, la construction de maisons en bois, la préparation de cultures de champignons... Nous assistons également aux premières étapes du travail dans les rizières : la laboure du champ à l'aide d'un buffle ou d'un motoculteur, ainsi que la plantation du riz.
Par ailleurs, à cette période dans les villages ont lieu les grands préparatifs pour la fête du Têt (nouvel an lunaire), qui sera cette année le 30 janvier. Pour cette occasion les Hmong fabriquent leur nouveaux habits qu'ils porterons le jour J. Nous pouvons ainsi observer des tissus tout juste teints en indiggo, séchant au milieu des rizières; nous croisons les femmes en train de broder, coudre devant leurs maisons les beaux habits traditionnels colorés.

Jour après jour nous apprécions également l'ouverture d'esprit de Phong, qui nous aide à comprendre le fonctionnement de son pays. En effet, ce pays lancé sur l'autoroute du Capitalisme fonctionne avec des fondements Communistes. Ainsi nous comprenons que les hauts parleurs présents partout diffusent le matin et le soir des informations et des conseils au peuple. Ceux ci peuvent aller jusqu'à conseiller qu'il vaut mieux avoir 2 enfants par famille, de 3 à 5 ans d'intervalle. Nous comprenons également l'importance du «Président Ho Chi Minh» (le père du peuple du Vietnam libre communiste) comme ils l'appelent encore. Au détour d'un chemin nous croisons un jour des jeunes filles revenant de l'école leur contrôle à la main. Une bonne partie des questions portent sur les différentes qualités du Président Ho Chi Minh et sur ses enseignements pour les étudiants ainsi que pour le peuple du Viêtnam (toutes très positives et censées). Lors de nos traversées des villages nous croisons également de nombreux travaux d'amélioration de chemins et routes. Ces travaux sont réalisés par les villageois tandis que la matière première est fourni par le gouvernement. Celui-ci remet d'ailleurs annuellement aux villages qui le meritent le titre de «village de la culture» sur des critères tels que l'entretien des lieux, de l'avancée du village, le taux de scolarisation, le taux de délinquance...
Nous comprenons également les limites du système tel que la censure, les abus de pouvoirs de la police ne pouvant être relayés par la presse, ainsi que la présence d'un parti unique.

Lors de nos jours de randonnée dans les montagnes, nous passons la majeure partie de nos nuits chez l'habitant, dans des homestay, et avons la chance de partager nos repas avec nos hôtes.
L'apprentissage de l'utilisation des baguettes à table est un premier défis pour la famille de Mathilde. Certain abandonneront vite pour n'utiliser que la cuillère,un autre persiste malgré quelques indéniables crispations, tandis que le dernier s'y est tellement habitué qu'il les utilise peut être encore actuellement en France! Phong nous explique que lui même a mis plusieurs années à réussir à manger avec la fourchette. Lors de sa première expérience, le poulet a failli finir par terre, il roulait dans tout les sens sans que la fourchette ne puisse se piquer. Comme quoi, c'est une question d'habitude!
Dans ces homestay, nous n'échappons aucun soir aux fameux rituels de d'alcool de riz, nous trinquons donc avec les propriétaires : «tchu-tchu-kuai» (correspondant au tchin de chez nous). Mais on doit le dire, il n'y vont pas de main morte, c'était généralement à nous de les freiner sur le service!

Après ces jours dans les montagnes, nous redescendons ensuite tous ensemble en direction de la baie d'Halong. Nous découvrons de notre bateau les magnifiques paysages de roches karstiques sortant de la mer, les villages flottants, les vendeurs ambulants en barques... Nous faisons une escale sur un petit îlots et grimpons en haut d'un point culminants, bien touristique, mais la vue est imprenable! De retour sur la plage Julien se baigne, et nous admirons tous ensemble le soleil se coucher au milieu des roches joliments découpées. Nous remontons ensuite à bord, pour entamer une soirée animée et un repas de nouvel an avant l'heure avec fruits de mer à la sauce vietnamienne au beau milieu de la baie... Nous nous laissons ensuite bercer par les flots pour la dernière nuit de l'année.

Nous revenons a Hanoï pour quelques jours puis nous partons pour Vientiane la capitale du Laos tandis que Sylvie, Alice et Gilles rentrentrentrent en France.

Pour finir, nous souhaitions remercier ceux qui nous ont régalés les papilles avec du camembert, du saucisson, du chocolat et autres sucreries qui nous manquent bien ici! 
Nous vous souhaitons également à tous une très bonne année 2014 pleine de santé, de reussite dans ce que vous souhaitez, et de bonheur!

1 commentaire:

  1. Bonjour les jeunes
    Demain , nous partons pour le Laos et dimanche nous serons à Parbeng. Nos chemins se rencontrerons peut être.
    Quel fabuleux voyage vous faites. merci pour le blog ça fait rêver
    Bise
    Sylvie COTTARD

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