Bonjour à tous!
Nous quittons le nord de l'Inde avec une première nuit de bus et un passage éclair dans le quartier tibétain de Delhi, au petit matin. Nous apprécions une nouvelle fois la gentillesse et l'honnêteté des tibétains; ainsi que quelques spécialités culinaires (tel que leur pain et thé traditionnel). Puis nous partons en direction de Kathmandu, avec deux jours et une nouvelle nuit de bus. Le trajet sera ponctué d'un passage épique de frontière, nous liant à nos compagnons d'infortune népalais et tibetains. En effet, à notre arrivée à la frontière à l'aube, étant les deux seuls touristes du bus, on nous fait comprendre que nous devons aller faire nos formalités d'entrée et de sortie. Une nouvelle fois, nous faisons face à des personnes serviables et tout se passe sans histoire. A notre retour au bus nous apercevons cependant cinq douaniers Indiens quittant le bus et lorsque nous montons, une agitation inhabituelle règne, accompagné de nombreux rires nerveux. Lorsque nous essayons d'en comprendre la raison on nous explique que les douaniers sont montés et ont demandés un bakchich sans raison apparente et ont obtenu gain de cause de la part de certain des voyageurs. Nous quittons ensuite l'Inde pour entrer au Népal. Nous avançons environ de 100 m, lorque les douanes népalaises décident de vider notre bus. Nous nous garrons dans la zone de quarantaine et chacun récupère ses bagages dans l'attente de l'inspection des douaniers. Après une bonne demi-heure ces derniers arrivent et ouvrent et inspectent tous les sacs. C'est seulement lorsqu'ils arriveront à nos sac-a-dos qu'ils décident de les ignorer pour passer aux personnes suivantes. Nous serons finalement les seuls pour qui le sac ne sera pas ouvert. Après une bonne attente et quelques billets transmis avec une chaleureuse poignée de main par notre chauffeur, nous repartons enfin. C'est un quart d'heure plus tard que nous croiserons l'armée voulant également une inspection de notre bus, auquel notre chauffeur s'oppose vigoureusement. Nous repartirons finalement après une inspection rapide de la cabine avant.
Après toutes ces péripéties, nous entrons enfin au Népal... et nous voila maintenant transporté dans le futur. Et oui, ici c'est l'année 2071! Mais ça s'arrête à une histoire de date, l'environnement ne nous inspire pas vraiment le futur, et pourtant nous sommes seulement resté dans la capitale pour l'instant! Katmandou est sillonnée de routes goudronnées mais quand même pleine de terre, d'ou son petit surnom «Kathmandou la poussiéreuse» et nous comprenons pourquoi!
A notre arrivée, nous prenons une journée de repos, puis nous partons à la découverte de la culture du pays au sein d'un volontariat. C'est ainsi que nous nous sommes installés dans un orphelinat, dans le quartier de «Balaju», un petit peu excentré. Entre chemins de terres (la maison n'est accessible qu'à pied), coupure de courant et d'eau souvent plus de 10h par jour...nous ne nous sentons pas en 2071! En effet avoir le courant est ici un luxe, mais avoir l'électricité et l'eau courante en même temps n'arrive que rarement. Cela n'empêche pas qu'il y fait bon vivre, et que tout le monde s'adapte à ces conditions anormales d'un point de vue européen !
Ici c'est une grande famille : un couple à la retraite (surnommé oncle et tante) et leur deux filles, accueillent onze enfants qui ont entre 5 et 14 ans. Bhumesh, Bijay, Amisha, Nikita, Promod, Shiva, Anita, Sajan, Nisha, Seema et Susmita. Tous arrivés ici après des histoires de familles compliqués, quand famille ils ont. Des aides supplémentaires, sont régulièrement donné par des volontaires de passage. Nous sommes actuellement quatres, accompagnés de Catherine venant du Danemark et de Yams venant d'Allemagne.
Nous restons auprès des enfants la matinée et la fin de journée; avant et après l'ecole.
Il y a les moments d'aide aux devoirs : tous étalés sur le sol de la chambre des garçons, dans un désordre plutôt ordonné vu le nombre de cahiers et livres jonchant le sol! Nous découvrons des cours semblables aux notres, mais aussi beaucoup d'autres portant sur l'hygiène de vie quotidienne, le respect des autres, de l'environnement, des religions des castes et même des exercices de yoga. Ces moments de travail sont souvent ponctué des tours de magie de Bijay, des démonstrations de Beak Danse par Shiva, des parties de cache-cache de Bhumesh (qui est en général caché sous le lit), les théories d'Amicha sur le jeu «pierre-feuille-ciseaux», les massages d'Anita, les théorie de Sajan pour fabriquer du calque avec du papier et de l'huile aux oignons; et bien d'autres... Sans oublier les parties endiablées de jeux sportifs dans la cours! Notamment le limbo, où Promod et Nisha font preuve d'incroyable souplesse.
Au fil des jours, Mathilde à trouvée une activité supplémentaire. Lorsqu'une des filles à repéré quelle savait coudre, elle n'a pas manqué de demander un peu d'aide et les autres enfants on suivis... C'est partis pour le raccommodage des déchirures de pantalons, des chemises d'école, reboutonnage des vêtements... Armée de fils et d'aiguilles Mathilde a essayé de rendre la garde robe des enfants «presque» neuve.
De plus, nos talents de chanteurs ont encore fait mouche! Les enfants nous demandent plusieurs fois par jour le «Jungle song», chant que nous avions composés en Inde. Enfin, c'est sûrement plus la chanson qui leur plait que notre voix douce et mélodieuse.
Le samedi nous sommes avec les enfants toute la journée. C'est aussi le jour de la grande lessive, seul moment de la semaine ou les enfants ne portent pas leur unique uniforme. Bien sur il n'y a pas d'électricité, donc pas de machine à laver possible. Et bien sur, il n'y a pas d'eau aujourd'hui... Seema (la plus grande des enfants) et Mathilde s'attellent donc à la lessive à la main, avec un fond d'eau restant dans une bassine. Pendant ce temps, Julien et la moitié de la troupe partent en expédition avec un certain nombre de bidons vides, afin d'aller chercher l'eau potable de la semaine à 20 mn de marche de là. L'expédition prendra finalement 3h. En effet, arrivés à la fontaine nous comprenons qu'il y a une file de bidons qui attendent d'être remplis. Sans compter les personnes s'intercalant dans la queue. Nous en profitons donc pour observer la vie de la fontaine, entre les femmes lavant leur linges, celles venant faire leur toilette, celle remplissant leur bidons et ayant décidés qu'elles n'attendraient pas et celle se mettant calmement à la queue et profitant du temps pour se raconter les derniers potins. Nous observons également leur méthode de transport de gros bidons. Le foulard noué à l'anse du bidon est positionné sur le front, tandis que le bidon se trouve dans le dos. Malgré des personnes plus patientes que d'autre et au vu du temps d'attente, les frictions sont plutôt rare et l'ambiance plutôt détendue. Nous ramenerons finalement environ 80l d'eau potable pour la semaine. A notre retour c'est l'heure de la douche hebdomadaire, tous les enfants se mettent en sous vêtements et passe sous l'eau froide dans la cours. Après un frottage vigoureux au savon et un rinçage revigorant, c'est l'heure de la course à la serviette pour se sécher!
Nous profitons souvent du repas du midi pour diversifier un peu notre nourriture. En effet, le plat du matin et du soir est le plat national le «dhal bat», composé de beaucoup de riz, agrémenté de dhal (une sauce aux lentilles) avec une cuillère de légumes. Nous nous faisons donc une religion d'aller le midi déguster des «momos», raviolis cuit à la vapeur, fourrés aux légumes ou au buffle (le boeuf ne se mangeant bien évidement pas dans un pays principalement Hindou), ou des «chowmeins», noddles revenues a la poêle avec des légumes.
Puis vient le jour de l'anniversaire de Julien. Dès le reveil les enfants s'empressent tous de lui fêter un happy birthday. Nous concevons pour l'occasion un gateau au chocolat et à la banane. La difficulté du moment étant l'absence de four dans cette maison. Nous trouvons donc une recette sans four à base de biscuit broyés. La présentation ne nous convient pas tout à fait, mais le gâteau est très apprécié et ne fait pas un pli. Le soir, pour l'occasion, nous aurons la chance d'avoir un petit spectacle de chants et de danses traditionnelles des enfants accompagnés de percussions par le père de famille. Tout ceci suivi de remise de dessins à Julien par chaque enfant. Un anniversaire mémorable et encore une bonne leçon de partage de la part de ces enfants au passé peu glorieux.
En parallèle de cette vie à l'orphelinat, nous profitons du temps d'école pour explorer «La poussiéreuse Kathmandu». Nous nous déplaçons au moyen des micro-bus locaux. Mini-bus initialement fait pour une quinzaine de place mais ou il n'est pas rare de se retrouver à presque 30 et même parfois debout (un bien grand mot lorsque l'on connaît la hauteur du véhicule).
De la ville nous voyons à peine les montagnes, mais c'est le paradis du randonneur à petit budget, où les magasins remplis de north face contrefait pullulent. Nous en profitons donc pour parfaire notre équipement en vu de notre futur trek, voir même plus que nécessaire.
Nous profitons également d'une journée avec «oncle et tante», pour visiter quelques lieux religieux connus de Kathmandou. Le mixe entre Hindouisme et Bouddhisme Tibétain se font resentir dans le pays. Nous serons pourtant étonné d'apprendre que 80% des Népalais sont Hindou et seulement 10% Bouddhiste Tibétain. Nous imaginions une répartition plus équilibrée.
Ce jour de visite, nous commençons par le temple Hindou «Pashupati». Sur les hauteurs nous trouvons nombreuses stupas où viennent s'installer des «Holly Man», aux cheveux longs, maquillés et drapés d'étoffes oranges. Certains sont de vrai Saint Hommes, d'autres cherchent juste à attirer les touristes pour des photos (payantes). En contrebas, le long de la rivière, plusieurs emplacement sont occupé pour bruler le corps des défunts à ciel ouvert. Sur le lit de la rivière nombreux autres rituels sont en cours...
Puis nous partons vers «Boudha Nath», symbole népalais de la religion bouddhiste tibétaine. Nous entrons sur une place, avec une gigantesques stupa d'où flottent des centaines de drapeaux à prière. Les sons de la prière «Om mani padme hum» résonnent de partout, les croyant tournent autour de la stupa en actionnant les multiples moulins à prière. Puis nous passons quelques temps à l'intérieur du temple, pour admirer la dense décoration au rythme des prières et de la musique des moines.
Viens ensuite pour nous le temps de quitter la capitale... Après un au revoir douloureux avec ces enfants si attachants et jovial, nous partons pour la découverte des plus hauts monts du monde!









Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai lu votre blog avec Isabelle. Très intéressant ! Gros bisous à tous les deux.
A bientôt en Normandie.
Mamie Françoise
Je suis toujours en 2014 à Antibes, mais vous m'avais bien transporter un petit instant au Népal, parmi vous. Et je pense même que la partie de cache cache n'es pas fini vous m'avez oubliez sous le lit!
RépondreSupprimerEn tout cas se séjour devais être bien émouvant.
Maintenant les toits du Monde....alala c'est quand la téléportation....
Profitez à fond.
Bisoussssss