samedi 23 novembre 2013

Sumatra, le visage nature de l'Indonésie!

Bonjour à tous!

Aux dernières nouvelles nous quittions Jakarta en direction de Sumatra. La superficie de cette île étant la même que la France, mais le réseau routier étant d'un autre âge, nous nous embarquons pour un voyage en bus de deux jours et deux nuits. Démarrage en fanfare avec un mécanicien s'improvisant chanteur de karaoké sur des airs de tubes locaux. Puis, nous sommes réveillés a 1h du matin, pour la traversée du bras de mer séparant Java et Sumatra. Sur le ferry nous sympathisons avec un Indonésien de notre bus, partant en rendez-vous d'affaire pour vendre des peaux de crocodiles. Nous reprenons ensuite la route et découvrons à l'aube, les paysages natures de Sumatra parsemés de ses petits villages. La longueur du voyage, dans ce même bus, nous amène à perdre la notion du temps. Nous arrivons à Bukittinggi, grâce aux mécaniciens qui ont réussis à réparer l'avarie mécanique survenue quelques heure avant notre arrivée.

Nous profitons de notre après-midi pour visiter la ville et son marché. Nous tentons également de trouver des cartes postales. Malheureusement les gens à qui nous essayons de décrire ce concept étrange nous regardent avec des yeux écarquillés, d'autres nous répondent qu'il s'agit d'un email. Nous repartons bredouilles...

Grâce aux conseils éclairés de notre aubergiste allemand géographe, nous partons ensuite à la découverte du canyon à proximité de la ville. Cette marche nous amène dans des petits villages, entourés de rizières, avec quelques maisons à l'architecture Minang (toits en forme de cornes et murs finements sculptés et peints). Nous en profitons pour découvrir l'artisanat local : la fabrication de bijoux en argent. Une femme nous invite à entrer dans son salon, pour y voir la vitrine de bijoux fabriqués par son mari. Le fil de la discussion nous amène à parler des préparatifs d'une grande fête, se déroulant prochainement, pour honorer le nouveau chef du village. Elle nous montre alors les costumes qu'elle brode et qu'elle portera pour cette occasion. Pendant ce temps, elle commence à nous offrir des coquillages aux piments et des bananes, puis tandis qu'une averse s'abat sur le village, nous finissons par manger un gado-gado chez elle.

Nous reprenons ensuite le bus pour une courte distance jusqu'au Lac Maninjau, un lac volcanique. Une fois de plus, nos sacs se retrouvent sur le toit du bus. Mais ce jour là, au détour d'un des célèbres 44 virages de la descente vers le lac, le sac de Mathilde à voulu apprendre à voler... Au final, pas de casse mis à part quelques bananes écrasées!

Nous nous installons tout les trois avec Martin, dans un petit bungalow. Au petit-déjeuner, nous profitons de la magnifique vue sur le lac entour de montagnes, de ses pêcheries et des pirogues dans lesquelles circulent les locaux. Nous décidons de partir à l'aventure en vélo. Après avoir difficilement trouvé 3 vélos et négociés le prix, nous nous rendons compte qu'ils ne sont pas tout à fait en état de fonctionner. S'engage alors une tentative de réparation de la part de nos loueurs. Une demi-heure plus tard nous comprenons que les Indonésiens, très habiles en réparation de scooter, le sont moins lorsqu'il s'agit de bicyclettes! Julien prend la route avec peu de freins, Martin roule avec un grincement perpétuel, tandis que Mathilde se lance dans le tour du lac manquant de perdre ses pédales à chaque tour de roues. Après une heure de route au milieu des rizières, des pêcheries et au sons des «hello Mister» des écoliers, ce n'est finalement pas les ennuis mécanique qui freineront notre balade, mais une pluie diluvienne. Notre premier abris sous les arbres ne s'étant pas avéré efficace très longtemps, nous nous déplaçons sous un appentis à proximité. Les trombes d'eau ne cessant pas et nos estomacs criant famine nous remontons en selle dans l'espoir de trouver un warung (restaurant local) dans cette zone faiblement habitée. Nous y arrivons trempés jusqu'au os et sommes accueillis très chaleureusement. Nous nous retrouvons au coeur de la vie de ce petit restaurant / magasin de proximité, dans lequel les locaux viennent acheter quelquechose à grignoter, se poser pour discuter, s'abriter, ou partager une cigarette. Après avoir pris notre repas, prolongé avec un dessert puis un thé, la pluie ne s'est toujours pas arrêtée. Nous rebroussons chemin, sous la pluie toujours battante, au travers des paysages transformés par l'averse et sous le regards amusés des habitants, nous voyant dégoulinant.

Le lendemain nous repartons, à pied, pour rejoindre une auberge reculée. Nous commençons par longer la route, puis grimpons au travers des rizières pour arriver sur des pentes abrupte dans une jungle dense. C'est ici que se trouve «Anas losmen», notre auberge pour la nuit. Ery, notre hôte nous invite a prendre un thé dans une des cabane en bois, d'oú nous découvrons la vue imprenable sur le lac. Nous profitons de la fin de l'après midi pour aller nous perdre dans la jungle et rencontrer les singes. Après un délicieux repas, nous finissons la soirée autour de casses-tête en bois proposés par Ery, à la lumière de la lampe à pétrole. Après avoir échangé avec Ery autour d'un petit déjeuner et avoir été touché par ce personnage, nous redescendons au village.

Nous repartons pour une journée et une nuit de transport au cours duquel nous traversons l'équateur. A la tombée de la nuit, à proximité de notre destination, nous découvrons que la fin du parcours doit se faire en scooter. Nous arrivons donc à Tangkahan, chacun à l'arrière d'un scooter sur un chemin de terre cahotique, nos gros sacs à dos entre les jambes des conducteurs. Nous dénichons une auberge sur les bords du fleuve, pour y découvrir le paysage de jungle, au réveil le lendemain matin. Nous profitons de la journée pour aller faire une excursion dans la jungle et redescendre la rivière en bouée. Nous repartons de ce village à l'aube, à bord du seul bus journalier remplit d'ecoliers et de femmes allant vendre leurs produits à la ville.
Après cette dernière étape express, notre visa arrivant à son terme, nous quittons Martin à Medan et nous envolons vers le Vietnam...

Sumatra est sûrement, par son côté nature, l'île qui nous a le plus plû. Cependant sa taille ne nous a permis d'en explorer qu'une infime partie...

PS 1 : Suite aux mails que nous avons reçus par rapport au typhon, nous confirmons que pas un souffle ne nous à atteint.

PS 2 (à ne pas confondre avec play-station2 ) :
De nombreux nouveaux messages de vos part sont arrivés sur le blog et dans nos boîtes mails. C'est avec plaisir que nous suivons vos chemins en France ou ailleurs. On continue à vous lire, même si nos réponses ne sont pas toujours assidues...

Des Bises à Tous!

Julien et Mathilde

samedi 16 novembre 2013

Java, l'île la plus peuplée du monde : entre circulation cahotique et sérénité des rizières

Selamat Pagi !!
(Bonjour en Indonésien)

Après notre découverte de l'Indonésie et notre acclimatation à l'Asie, en passant par Bali, nous nous sommes ensuite dirigés vers l'île de Java.

En continuant sur notre lancée des bus collectifs, nous quittons notre dernier village de Bali en bémo. Après une petite heure de bus nous voici au port pour la traversée de Bali à Java.
Le ferry favorisant les rencontres, nous débarquons sur l'île de Java à l'avant d'un camion rentrant à vide, nos backpacks étant sont seul chargement sous la bâche. Nous partons pour un trajet jusqu'à Probolinggo, au côté de notre sympatique chauffeur de camion, avec qui les discussions ne sont malheureusement pas bien denses : son anglais étant aussi limité que notre indonésien!
Nous apercevons alors nos premières images de Java... Aux premiers abords, c'est la multitude de mosquées et de femmes voilées qui saute aux yeux comme principal changement. Nous nous rendons d'avantage compte que nous sommes dans le premier pays musulman au monde (les habitant de Bali étant pour la plupart Hindouiste, mais la majorité de la population indonésienne étant Musulmane). Mis a part ça, l'est de Java nous dévoile des paysages très secs et de nombreux singes sur le bord des routes. Nous découvrons aussi une circulation très dense et de nombreux bouchons aux abords des villes.
Après un au-revoir à notre chauffeur de camion et un passage express à Probolinggo, nous partons pour une nuit de transport dans un bus, en direction de Yogyakarta.

Le bus de nuit nous dépose à 4h du matin devant l'auberge dans laquelle nous avons réservés pour la nuit suivante. Contre toute attente les portes de l'auberge s'ouvrent à 4h30, les indonésiens sont souvent très matinaux (la première prière ayant lieu à 5h). Le gérant nous invite à entrer, s'étonnant du fait que nous n'ayions pas sonnés. Après s'être excusé que la chambre ne soit pas encore libre (logique à cette heure), il nous explique les points d'intérêts de la ville tout en nous préparant un thé et des toasts pour le petit dej'. Après cet accueil très chaleureux, nous partons observer la ville de Yogyakarta se réveiller... Suite à notre balade, nous nous installons sur une petite place au milieu de rues étroites, afin de déguster une mangue que nous venons d'acheter. Très vite la discussion s'engage avec le groupe de chauffeur de cyclo-pouss se trouvant a nos côtés. Ils observent avec attention et s'étonnent de la manière dont nous mangeons notre mangue. Certains rigolent car on s'en met partout, d'autres nous expliquent la technique Indonésienne pour la manger... Au fil des discussions nous échangeons sur notre manière de visiter leur pays, sur les touristes venant à Java, ils nous parlent de l'Islam, de leur vie de conducteur de cyclo-pouss. Rubio à notamment un très bon anglais et nous explique la liberté de vie que lui donne le fait d'être conducteur de cyclo-pouss depuis 40 ans. Avant il travaillait dans une usine de papier et il ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Il a 74 ans, et est le plus vieux des 9000 conducteurs de cyclo-pouss de Yogyakarta. Après ces échanges nous partons en compagnie de Rubio faire une visite guidée de la ville. Entre cyclo-pouss et visite à pieds il nous raconte plein d'anecdotes sur l'histoire de Yogyakarta et son Sultan, il nous emmène dans une fabrique de marionnettes traditionnelles et au marché des oiseaux (où on a pu observer des poussins multicolores, parmi de nombreux oiseaux exotiques et quelques serpents)... Une très belle rencontre, qui a changé un peu notre vision du travail de conducteur de cyclo-pouss que nous n'aurions pas pris avant.

Nous profitons de notre passage à Yogyakarta pour aller faire la visite du plus grand temple bouddhiste d'Indonésie : Le temple de Borobudur. Cette visite ne s'est pas déroulée avec calme et sérénité comme le laissait présager ce lieu... En effet, nous étions quasiment les seuls européens au milieu des touristes asiatiques et d'écoliers... De nombreux groupes de jeunes et de moins jeunes nous suivaient discrètement, jusqu'à nous sauter dessus pour nous demander de prendre des photos avec eux et répondre à des questionnaires pour leur cours (ils devaient rencontrer des étrangers et pratiquer leur anglais) ! Nous ne savons pas sur combien de photos nous nous sommes retrouvés ce jour là, mais c'est le premier moment ou nous avons compris la curiosité que nous sucitions en tant que blanc, qu'ils appellent «bule» (à prononcer boulet). Au bout d'un moment, nous avons du calmer le jeu et refuser les photos pour admirer le temple... c'était quand même le but au debut!

Nous avons ensuite continués notre route vers l'ouest de Java, en faisant quelques escales et en empruntant les bus locaux. Tout cela au son des yukuleles et des percussions des musiciens ambulants, montants et descendants au gré des escales et égayant nos trajets. Les bus publiques sont toujours une expérience : Il nous arrive de faire rire un bus entier à notre entrée sans comprendre le pourquoi du comment. Il est très peu courant que les blancs empruntent les bus publiques. Cela provoque des étonnements et sucite des questionnements de la part des autres usagers. La communication n'est pas toujours simple mais avec nos quelques mots de bahasa indonésiens et leur quelques mots d'anglais il est toujours possible d'avoir un échange. Mathilde a même trouvée un super voisin, utilisant la traduction google sur son téléphone pour communiquer! Tandis que Julien échangeait avec des adolescents sur le chemin de l'ecole, les prononciations étant difficile à comprendre, ils optent donc par l'anglais écrit, en utilisant un téléphone.

Au fil des trajets nous atteignions Bogor, ville ou nous avons rendez-vous avec Martin. Un copain breton avec qui on partage un bout de chemin en Indonésie (pour ceux qui le connaissent). Grâce a un peu d'organisation et beaucoup de chance nous nous retrouvons un matin au réveil à la sortie de nos chambres respectives de la seule auberge du lonely planet (notre guide) étant encore ouverte!!

Nous visitons le grand jardin botanique, où sont présentes de nombreuses plantes locales et notamment la serre aux orchidées (nous découvrons que la vanille est une orchidée). Nous décidons ensuite de quitter cette ville en direction d'un lieu plus nature, entre rizière et plantation de thé : Cianjur.
Nous prenons nos quartiers en pension complète, dans une maison en bambou avec vue sur les plantations de riz. Dans ce lieu où nous sommes entourés de nombreux indonésiens anglophones, nous en profitons pour échanger et poser nos divers questionnements quant à la nature et au fonctionnement de ce pays. La proximité avec les rizières nous invite à aller nous y perdre et à croiser les travailleurs, dont le seul outil mécanique utilisé est le motoculteur (version adaptée pour les rizières). Nous participons également à une excursions dans un village rural au cours de laquelle nous découvrons la méthode de récolte et de fabrication du sucre brun à partir des palmiers à sucre. Au cours de cette ballade nous découvrons également à l'état naturel de nombreuses plantes qui constituent notre quotidien en France, mais que nous n'avons jamais vu pousser : cacahuètes, café, noix de muscade, ananas, cacao, poivre ...

Après cette expérience très riche et quelques rebondissement dans notre programme, nous grimpons dans un bus en direction de Jakarta, que nous traversons rapidemment (si nous ne comptons pas les 4h de chargement du bus et les 3h d'embouteillage) pour ensuite rejoindre Sumatra.

Selamat tinggal à tous!

mercredi 6 novembre 2013

Direction l'Indonésie : Bali.

Salut à tous!

Tout a commencé avec un réveil à 3h du matin, dans une auberge de jeunesse de Christchurch, à l'aspect glauque, mais a l'ambiance chaleureuse. On prend nos clics et nos clacs : direction l'Asie. Mais arrivés à l'aéroport une surprise accélérant nôtre réveil nous attend : « Ha non, nous ne pouvons pas vous donner vos cartes d'embarquement, car nous n'avons pas de preuves que vous quitterez l'Indonésie avant la fin du visas. Un billet de sortie est necessaire. Mais il vous reste 1h pour trouver une solution». Différents échanges avec d'autres interlocuteurs, et la preuve que nous pouvons acheter un billet de sortie, nous permet d'obtenir notre sésame pour l'Indonésie.

Après 14h de voyages, un passage à Sydney et 5h de décalage horaire, nous voilà arrivés à Bali. Bouffées de chaleurs et d'humidité nous surprennent dès la sortie de l'avion. Les passages de douanes ne sont qu'une formalité malgré ce que l'on nous avait laissé entendre en Nouvelle-Zélande... Nous voila donc en Asie!

Notre première soirée Indonesienne, s'est déroulée au village de pêcheurs de Padangbai. Nous y arrivons à la tombée de la nuit, juste à la fin d'une célébration Hindoue. Une grande partie du village rentre chez soi en habits traditionnels jaunes. De nombreuses femmes ont des offrandes en équilibre sur la tête, suivies par des effluves d'encents. Après, un accueil chaleureux à l'auberge, nous allons tranquillement nous coucher, bercés par le chant du muezzin.
Au reveil, nous découvrons le panorama et la baie, vue de la terrasse, qui surplombe le village.  Nous sommes également bien positionnés pour entendre les 5 appels a la prière journaliers.

Padangbai est un lieu de passage de nombreux touristes en direction d'autres îles indonesiennes. Cela nous a permis une introduction en douceur a l'Indonésie, tout en restant dans le contexte plus occidentalisé qu'est l'ile de Bali. Deux jours de farniente et plages nous ont permis de nous remettre du décalage horaire, de la température et du choc culturel. Avant de repartir sur les routes.

Nous quittons le bord de mer en direction d'Ubud, capitale artistique et culturelle de Bali. Nous avons appréciés déambuler dans les ruelles aux boutiques à l'architecture moderne alliée au design local. Un spectacle nous a permis de découvrir une des danses traditionnelles balinaises. Les femmes effectuant une danse principalement axée sur la souplesse des mains et l'expression du regard, dans des costumes très colorés. Tandis que les hommes chantent en transe assis en cercle autour d'elles. Le tout contant un Romeo et juliette à la sauce Hindou.
Le lendemain, enfourchant des vélos, nous partons explorer les paysages verdoyant des rizières environnantes. Pour atteindre des magnifique rizières en terrasses. Tandis que pour le retour, nous avons réussi contre toute attente à suivre le plan griffonné sur un coin de papier, par notre loueur de bicyclette. Ce chemin nous ramena à la ville par des sentiers étroits et cabossés, au travers des rizières, de ses petits villages et de ses habitants finissants leur journée de travail.
Nous nous sommes fait réveillés une fois de plus par les centaines de coqs chantant des 5 heure du matin pour partir en direction du port de pêcheur de Lovina.

C'est dans ce village, beaucoup moins touristique, mais tellement authentique, que nous avons eu l'impression de commencer à comprendre la population indonésienne et à avoir de vrais échanges avec ses habitants. Nous apprenons à rebondir sur leur régulières sollicitations afin de mieux connaitre leur culture et leur mode de vie. En effet, les indonésiens sont très chaleureux, souriants et avenants à la conversation.

Quelques jours plus tard, nous décidons de quitter Lovina en Bémo (transport public local)...Il fait dire que jusque là, on s'est fait embarqués dans des transports climatisés, avec chauffeur quasi-particulier pour des centaines de milier de roupies indonésienne. Tout ça pour se retrouver avec d'autres touristes et prendre des coups de froid à cause de la clim. Ceci n'est pas le type de transport que nous recherchions. Le bémo nous a tout de suite beaucoup plus enjoué, pour sa proximité avec la population locale. Dans ces moyens de transport sans age, la climatisation se fait par ouverture des fenêtres, la rouille est omnipresente, quand on ne voit pas carrément la route entre les interstices de la carrosserie. On aimerait savoir combien de passages sous le poste à souder et de couches de peinture, ont déjà permis de redonnez vie au vehicule. Nous avons découvert en les empruntant que ces minibus n'ont pas de lieu d'arrêt spécifique, il suffit de faire un signe lors de leurs passages pour monter à bord. Ils servent également au transport des marchandises achetés sur le marché ou dans des échoppes (morceaux de bambous de 4m de long, ou nattes de palmiers chargés sur le toit). Le chauffeur se retrouve parfois également hélé pour livrer un colis quelques kilomètre plus loin. Le transport est donc souvent plus long, moins confortable, mais il nous permet une meilleure decouverte du pays. En effet, dans ce cadre, aller d'un point a un autre n'est plus un simple déplacement, mais à chaque fois une nouvelle aventure pleine de rencontre ... Et parfois d'embûches ...

Après avoir empruntés nos deux premiers Bémo nous voici arrivés a Pemuteran. Un nouveau village en bord de mer, un peu plus touristique, notamment réputé pour ses beaux fonds marins. Nous avons donc profités de ce lieu pour faire du Snorkelling (masque et tuba) et flotter au dessus de magnifiques coraux et poissons aux couleurs incroyables.

On ne peut pas vous parler de l'Indonésie sans évoquer nos expériences culinaires.
Nous avons beau manger dans des lieux très bon marché, chaque repas est une découverte.
Les plats, principalement à base de riz et de noddles, sont d'une diversité folle. Toujours accompagnés de légumes, de viandes ou de poissons, sans vous parler des nombreux épices qui viennent brûler notre palais d'Européens. Outres ces épices, nous découvrons des saveurs peu utilisées par chez nous, notamment l'omniprésence de fruits dans nos plats : riz à la noix de coco, beignet aux légumes et à la banane, sauce a la cacahouète sur laquelle Mathilde à flaché et bien d'autres... Pour le dessert l'incontournable est le pisang goreng, banane roulée dans du sucre de canne et frit ... Un régal !!

En plus de ce que nous avons fait a Bali, ce sont des images d'ambiance qui nous resterons en tête: des belles plages paradisiaques, des petits ports de pêcheurs avec poules et cochons sur la plage; des offrandes déposées quotidiennement devant chaque maisons, des enfants allumant un feu le soir sur la plage servant de repères à leurs parents partis pêcher, des maison à l'architecture et aux décors de temples Hindou, des emballages plastiques partout se décomposant étrangement moins bien que les emballages en feuilles de bananiers, des routes à la conduite anarchique et ou le scooter est le principale moyen de locomotion, des sourires, des sourires, des sourires...

On vous laisse sur ces quelques images... Et on revient bientôt pour vous conter Java!