Bonjour à tous!
Aux dernières nouvelles nous quittions Jakarta en direction de Sumatra. La superficie de cette île étant la même que la France, mais le réseau routier étant d'un autre âge, nous nous embarquons pour un voyage en bus de deux jours et deux nuits. Démarrage en fanfare avec un mécanicien s'improvisant chanteur de karaoké sur des airs de tubes locaux. Puis, nous sommes réveillés a 1h du matin, pour la traversée du bras de mer séparant Java et Sumatra. Sur le ferry nous sympathisons avec un Indonésien de notre bus, partant en rendez-vous d'affaire pour vendre des peaux de crocodiles. Nous reprenons ensuite la route et découvrons à l'aube, les paysages natures de Sumatra parsemés de ses petits villages. La longueur du voyage, dans ce même bus, nous amène à perdre la notion du temps. Nous arrivons à Bukittinggi, grâce aux mécaniciens qui ont réussis à réparer l'avarie mécanique survenue quelques heure avant notre arrivée.
Nous profitons de notre après-midi pour visiter la ville et son marché. Nous tentons également de trouver des cartes postales. Malheureusement les gens à qui nous essayons de décrire ce concept étrange nous regardent avec des yeux écarquillés, d'autres nous répondent qu'il s'agit d'un email. Nous repartons bredouilles...
Grâce aux conseils éclairés de notre aubergiste allemand géographe, nous partons ensuite à la découverte du canyon à proximité de la ville. Cette marche nous amène dans des petits villages, entourés de rizières, avec quelques maisons à l'architecture Minang (toits en forme de cornes et murs finements sculptés et peints). Nous en profitons pour découvrir l'artisanat local : la fabrication de bijoux en argent. Une femme nous invite à entrer dans son salon, pour y voir la vitrine de bijoux fabriqués par son mari. Le fil de la discussion nous amène à parler des préparatifs d'une grande fête, se déroulant prochainement, pour honorer le nouveau chef du village. Elle nous montre alors les costumes qu'elle brode et qu'elle portera pour cette occasion. Pendant ce temps, elle commence à nous offrir des coquillages aux piments et des bananes, puis tandis qu'une averse s'abat sur le village, nous finissons par manger un gado-gado chez elle.
Nous reprenons ensuite le bus pour une courte distance jusqu'au Lac Maninjau, un lac volcanique. Une fois de plus, nos sacs se retrouvent sur le toit du bus. Mais ce jour là, au détour d'un des célèbres 44 virages de la descente vers le lac, le sac de Mathilde à voulu apprendre à voler... Au final, pas de casse mis à part quelques bananes écrasées!
Nous nous installons tout les trois avec Martin, dans un petit bungalow. Au petit-déjeuner, nous profitons de la magnifique vue sur le lac entour de montagnes, de ses pêcheries et des pirogues dans lesquelles circulent les locaux. Nous décidons de partir à l'aventure en vélo. Après avoir difficilement trouvé 3 vélos et négociés le prix, nous nous rendons compte qu'ils ne sont pas tout à fait en état de fonctionner. S'engage alors une tentative de réparation de la part de nos loueurs. Une demi-heure plus tard nous comprenons que les Indonésiens, très habiles en réparation de scooter, le sont moins lorsqu'il s'agit de bicyclettes! Julien prend la route avec peu de freins, Martin roule avec un grincement perpétuel, tandis que Mathilde se lance dans le tour du lac manquant de perdre ses pédales à chaque tour de roues. Après une heure de route au milieu des rizières, des pêcheries et au sons des «hello Mister» des écoliers, ce n'est finalement pas les ennuis mécanique qui freineront notre balade, mais une pluie diluvienne. Notre premier abris sous les arbres ne s'étant pas avéré efficace très longtemps, nous nous déplaçons sous un appentis à proximité. Les trombes d'eau ne cessant pas et nos estomacs criant famine nous remontons en selle dans l'espoir de trouver un warung (restaurant local) dans cette zone faiblement habitée. Nous y arrivons trempés jusqu'au os et sommes accueillis très chaleureusement. Nous nous retrouvons au coeur de la vie de ce petit restaurant / magasin de proximité, dans lequel les locaux viennent acheter quelquechose à grignoter, se poser pour discuter, s'abriter, ou partager une cigarette. Après avoir pris notre repas, prolongé avec un dessert puis un thé, la pluie ne s'est toujours pas arrêtée. Nous rebroussons chemin, sous la pluie toujours battante, au travers des paysages transformés par l'averse et sous le regards amusés des habitants, nous voyant dégoulinant.
Le lendemain nous repartons, à pied, pour rejoindre une auberge reculée. Nous commençons par longer la route, puis grimpons au travers des rizières pour arriver sur des pentes abrupte dans une jungle dense. C'est ici que se trouve «Anas losmen», notre auberge pour la nuit. Ery, notre hôte nous invite a prendre un thé dans une des cabane en bois, d'oú nous découvrons la vue imprenable sur le lac. Nous profitons de la fin de l'après midi pour aller nous perdre dans la jungle et rencontrer les singes. Après un délicieux repas, nous finissons la soirée autour de casses-tête en bois proposés par Ery, à la lumière de la lampe à pétrole. Après avoir échangé avec Ery autour d'un petit déjeuner et avoir été touché par ce personnage, nous redescendons au village.
Nous repartons pour une journée et une nuit de transport au cours duquel nous traversons l'équateur. A la tombée de la nuit, à proximité de notre destination, nous découvrons que la fin du parcours doit se faire en scooter. Nous arrivons donc à Tangkahan, chacun à l'arrière d'un scooter sur un chemin de terre cahotique, nos gros sacs à dos entre les jambes des conducteurs. Nous dénichons une auberge sur les bords du fleuve, pour y découvrir le paysage de jungle, au réveil le lendemain matin. Nous profitons de la journée pour aller faire une excursion dans la jungle et redescendre la rivière en bouée. Nous repartons de ce village à l'aube, à bord du seul bus journalier remplit d'ecoliers et de femmes allant vendre leurs produits à la ville.
Après cette dernière étape express, notre visa arrivant à son terme, nous quittons Martin à Medan et nous envolons vers le Vietnam...
Sumatra est sûrement, par son côté nature, l'île qui nous a le plus plû. Cependant sa taille ne nous a permis d'en explorer qu'une infime partie...
PS 1 : Suite aux mails que nous avons reçus par rapport au typhon, nous confirmons que pas un souffle ne nous à atteint.
PS 2 (à ne pas confondre avec play-station2 ) :
De nombreux nouveaux messages de vos part sont arrivés sur le blog et dans nos boîtes mails. C'est avec plaisir que nous suivons vos chemins en France ou ailleurs. On continue à vous lire, même si nos réponses ne sont pas toujours assidues...
Des Bises à Tous!
Julien et Mathilde























