samedi 16 novembre 2013

Java, l'île la plus peuplée du monde : entre circulation cahotique et sérénité des rizières

Selamat Pagi !!
(Bonjour en Indonésien)

Après notre découverte de l'Indonésie et notre acclimatation à l'Asie, en passant par Bali, nous nous sommes ensuite dirigés vers l'île de Java.

En continuant sur notre lancée des bus collectifs, nous quittons notre dernier village de Bali en bémo. Après une petite heure de bus nous voici au port pour la traversée de Bali à Java.
Le ferry favorisant les rencontres, nous débarquons sur l'île de Java à l'avant d'un camion rentrant à vide, nos backpacks étant sont seul chargement sous la bâche. Nous partons pour un trajet jusqu'à Probolinggo, au côté de notre sympatique chauffeur de camion, avec qui les discussions ne sont malheureusement pas bien denses : son anglais étant aussi limité que notre indonésien!
Nous apercevons alors nos premières images de Java... Aux premiers abords, c'est la multitude de mosquées et de femmes voilées qui saute aux yeux comme principal changement. Nous nous rendons d'avantage compte que nous sommes dans le premier pays musulman au monde (les habitant de Bali étant pour la plupart Hindouiste, mais la majorité de la population indonésienne étant Musulmane). Mis a part ça, l'est de Java nous dévoile des paysages très secs et de nombreux singes sur le bord des routes. Nous découvrons aussi une circulation très dense et de nombreux bouchons aux abords des villes.
Après un au-revoir à notre chauffeur de camion et un passage express à Probolinggo, nous partons pour une nuit de transport dans un bus, en direction de Yogyakarta.

Le bus de nuit nous dépose à 4h du matin devant l'auberge dans laquelle nous avons réservés pour la nuit suivante. Contre toute attente les portes de l'auberge s'ouvrent à 4h30, les indonésiens sont souvent très matinaux (la première prière ayant lieu à 5h). Le gérant nous invite à entrer, s'étonnant du fait que nous n'ayions pas sonnés. Après s'être excusé que la chambre ne soit pas encore libre (logique à cette heure), il nous explique les points d'intérêts de la ville tout en nous préparant un thé et des toasts pour le petit dej'. Après cet accueil très chaleureux, nous partons observer la ville de Yogyakarta se réveiller... Suite à notre balade, nous nous installons sur une petite place au milieu de rues étroites, afin de déguster une mangue que nous venons d'acheter. Très vite la discussion s'engage avec le groupe de chauffeur de cyclo-pouss se trouvant a nos côtés. Ils observent avec attention et s'étonnent de la manière dont nous mangeons notre mangue. Certains rigolent car on s'en met partout, d'autres nous expliquent la technique Indonésienne pour la manger... Au fil des discussions nous échangeons sur notre manière de visiter leur pays, sur les touristes venant à Java, ils nous parlent de l'Islam, de leur vie de conducteur de cyclo-pouss. Rubio à notamment un très bon anglais et nous explique la liberté de vie que lui donne le fait d'être conducteur de cyclo-pouss depuis 40 ans. Avant il travaillait dans une usine de papier et il ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Il a 74 ans, et est le plus vieux des 9000 conducteurs de cyclo-pouss de Yogyakarta. Après ces échanges nous partons en compagnie de Rubio faire une visite guidée de la ville. Entre cyclo-pouss et visite à pieds il nous raconte plein d'anecdotes sur l'histoire de Yogyakarta et son Sultan, il nous emmène dans une fabrique de marionnettes traditionnelles et au marché des oiseaux (où on a pu observer des poussins multicolores, parmi de nombreux oiseaux exotiques et quelques serpents)... Une très belle rencontre, qui a changé un peu notre vision du travail de conducteur de cyclo-pouss que nous n'aurions pas pris avant.

Nous profitons de notre passage à Yogyakarta pour aller faire la visite du plus grand temple bouddhiste d'Indonésie : Le temple de Borobudur. Cette visite ne s'est pas déroulée avec calme et sérénité comme le laissait présager ce lieu... En effet, nous étions quasiment les seuls européens au milieu des touristes asiatiques et d'écoliers... De nombreux groupes de jeunes et de moins jeunes nous suivaient discrètement, jusqu'à nous sauter dessus pour nous demander de prendre des photos avec eux et répondre à des questionnaires pour leur cours (ils devaient rencontrer des étrangers et pratiquer leur anglais) ! Nous ne savons pas sur combien de photos nous nous sommes retrouvés ce jour là, mais c'est le premier moment ou nous avons compris la curiosité que nous sucitions en tant que blanc, qu'ils appellent «bule» (à prononcer boulet). Au bout d'un moment, nous avons du calmer le jeu et refuser les photos pour admirer le temple... c'était quand même le but au debut!

Nous avons ensuite continués notre route vers l'ouest de Java, en faisant quelques escales et en empruntant les bus locaux. Tout cela au son des yukuleles et des percussions des musiciens ambulants, montants et descendants au gré des escales et égayant nos trajets. Les bus publiques sont toujours une expérience : Il nous arrive de faire rire un bus entier à notre entrée sans comprendre le pourquoi du comment. Il est très peu courant que les blancs empruntent les bus publiques. Cela provoque des étonnements et sucite des questionnements de la part des autres usagers. La communication n'est pas toujours simple mais avec nos quelques mots de bahasa indonésiens et leur quelques mots d'anglais il est toujours possible d'avoir un échange. Mathilde a même trouvée un super voisin, utilisant la traduction google sur son téléphone pour communiquer! Tandis que Julien échangeait avec des adolescents sur le chemin de l'ecole, les prononciations étant difficile à comprendre, ils optent donc par l'anglais écrit, en utilisant un téléphone.

Au fil des trajets nous atteignions Bogor, ville ou nous avons rendez-vous avec Martin. Un copain breton avec qui on partage un bout de chemin en Indonésie (pour ceux qui le connaissent). Grâce a un peu d'organisation et beaucoup de chance nous nous retrouvons un matin au réveil à la sortie de nos chambres respectives de la seule auberge du lonely planet (notre guide) étant encore ouverte!!

Nous visitons le grand jardin botanique, où sont présentes de nombreuses plantes locales et notamment la serre aux orchidées (nous découvrons que la vanille est une orchidée). Nous décidons ensuite de quitter cette ville en direction d'un lieu plus nature, entre rizière et plantation de thé : Cianjur.
Nous prenons nos quartiers en pension complète, dans une maison en bambou avec vue sur les plantations de riz. Dans ce lieu où nous sommes entourés de nombreux indonésiens anglophones, nous en profitons pour échanger et poser nos divers questionnements quant à la nature et au fonctionnement de ce pays. La proximité avec les rizières nous invite à aller nous y perdre et à croiser les travailleurs, dont le seul outil mécanique utilisé est le motoculteur (version adaptée pour les rizières). Nous participons également à une excursions dans un village rural au cours de laquelle nous découvrons la méthode de récolte et de fabrication du sucre brun à partir des palmiers à sucre. Au cours de cette ballade nous découvrons également à l'état naturel de nombreuses plantes qui constituent notre quotidien en France, mais que nous n'avons jamais vu pousser : cacahuètes, café, noix de muscade, ananas, cacao, poivre ...

Après cette expérience très riche et quelques rebondissement dans notre programme, nous grimpons dans un bus en direction de Jakarta, que nous traversons rapidemment (si nous ne comptons pas les 4h de chargement du bus et les 3h d'embouteillage) pour ensuite rejoindre Sumatra.

Selamat tinggal à tous!

2 commentaires:

  1. selamat pagi !
    les amis je voie que vous avez les yeux grand ouvert et émerveillé dans se pays si fou et poser! ça ne m'étonne pas j'en reste toujours avec des souvenir inlassable.
    Les posse posse faut les prendre ils adorent ça et nous sommes bien vu, plutôt que de prendre les taxis. Enfin mtn vous devais avoir prit le plie ;)
    Je vous souhaite plein de belle chose
    biz à vous trois
    et pour moi selamat tidur ^^
    laurène

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  2. Nous lisons toujours avec intérêt le récit de vos aventures, atlas en mains !!! Bises de Françoise et Lucien

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