mercredi 6 novembre 2013

Direction l'Indonésie : Bali.

Salut à tous!

Tout a commencé avec un réveil à 3h du matin, dans une auberge de jeunesse de Christchurch, à l'aspect glauque, mais a l'ambiance chaleureuse. On prend nos clics et nos clacs : direction l'Asie. Mais arrivés à l'aéroport une surprise accélérant nôtre réveil nous attend : « Ha non, nous ne pouvons pas vous donner vos cartes d'embarquement, car nous n'avons pas de preuves que vous quitterez l'Indonésie avant la fin du visas. Un billet de sortie est necessaire. Mais il vous reste 1h pour trouver une solution». Différents échanges avec d'autres interlocuteurs, et la preuve que nous pouvons acheter un billet de sortie, nous permet d'obtenir notre sésame pour l'Indonésie.

Après 14h de voyages, un passage à Sydney et 5h de décalage horaire, nous voilà arrivés à Bali. Bouffées de chaleurs et d'humidité nous surprennent dès la sortie de l'avion. Les passages de douanes ne sont qu'une formalité malgré ce que l'on nous avait laissé entendre en Nouvelle-Zélande... Nous voila donc en Asie!

Notre première soirée Indonesienne, s'est déroulée au village de pêcheurs de Padangbai. Nous y arrivons à la tombée de la nuit, juste à la fin d'une célébration Hindoue. Une grande partie du village rentre chez soi en habits traditionnels jaunes. De nombreuses femmes ont des offrandes en équilibre sur la tête, suivies par des effluves d'encents. Après, un accueil chaleureux à l'auberge, nous allons tranquillement nous coucher, bercés par le chant du muezzin.
Au reveil, nous découvrons le panorama et la baie, vue de la terrasse, qui surplombe le village.  Nous sommes également bien positionnés pour entendre les 5 appels a la prière journaliers.

Padangbai est un lieu de passage de nombreux touristes en direction d'autres îles indonesiennes. Cela nous a permis une introduction en douceur a l'Indonésie, tout en restant dans le contexte plus occidentalisé qu'est l'ile de Bali. Deux jours de farniente et plages nous ont permis de nous remettre du décalage horaire, de la température et du choc culturel. Avant de repartir sur les routes.

Nous quittons le bord de mer en direction d'Ubud, capitale artistique et culturelle de Bali. Nous avons appréciés déambuler dans les ruelles aux boutiques à l'architecture moderne alliée au design local. Un spectacle nous a permis de découvrir une des danses traditionnelles balinaises. Les femmes effectuant une danse principalement axée sur la souplesse des mains et l'expression du regard, dans des costumes très colorés. Tandis que les hommes chantent en transe assis en cercle autour d'elles. Le tout contant un Romeo et juliette à la sauce Hindou.
Le lendemain, enfourchant des vélos, nous partons explorer les paysages verdoyant des rizières environnantes. Pour atteindre des magnifique rizières en terrasses. Tandis que pour le retour, nous avons réussi contre toute attente à suivre le plan griffonné sur un coin de papier, par notre loueur de bicyclette. Ce chemin nous ramena à la ville par des sentiers étroits et cabossés, au travers des rizières, de ses petits villages et de ses habitants finissants leur journée de travail.
Nous nous sommes fait réveillés une fois de plus par les centaines de coqs chantant des 5 heure du matin pour partir en direction du port de pêcheur de Lovina.

C'est dans ce village, beaucoup moins touristique, mais tellement authentique, que nous avons eu l'impression de commencer à comprendre la population indonésienne et à avoir de vrais échanges avec ses habitants. Nous apprenons à rebondir sur leur régulières sollicitations afin de mieux connaitre leur culture et leur mode de vie. En effet, les indonésiens sont très chaleureux, souriants et avenants à la conversation.

Quelques jours plus tard, nous décidons de quitter Lovina en Bémo (transport public local)...Il fait dire que jusque là, on s'est fait embarqués dans des transports climatisés, avec chauffeur quasi-particulier pour des centaines de milier de roupies indonésienne. Tout ça pour se retrouver avec d'autres touristes et prendre des coups de froid à cause de la clim. Ceci n'est pas le type de transport que nous recherchions. Le bémo nous a tout de suite beaucoup plus enjoué, pour sa proximité avec la population locale. Dans ces moyens de transport sans age, la climatisation se fait par ouverture des fenêtres, la rouille est omnipresente, quand on ne voit pas carrément la route entre les interstices de la carrosserie. On aimerait savoir combien de passages sous le poste à souder et de couches de peinture, ont déjà permis de redonnez vie au vehicule. Nous avons découvert en les empruntant que ces minibus n'ont pas de lieu d'arrêt spécifique, il suffit de faire un signe lors de leurs passages pour monter à bord. Ils servent également au transport des marchandises achetés sur le marché ou dans des échoppes (morceaux de bambous de 4m de long, ou nattes de palmiers chargés sur le toit). Le chauffeur se retrouve parfois également hélé pour livrer un colis quelques kilomètre plus loin. Le transport est donc souvent plus long, moins confortable, mais il nous permet une meilleure decouverte du pays. En effet, dans ce cadre, aller d'un point a un autre n'est plus un simple déplacement, mais à chaque fois une nouvelle aventure pleine de rencontre ... Et parfois d'embûches ...

Après avoir empruntés nos deux premiers Bémo nous voici arrivés a Pemuteran. Un nouveau village en bord de mer, un peu plus touristique, notamment réputé pour ses beaux fonds marins. Nous avons donc profités de ce lieu pour faire du Snorkelling (masque et tuba) et flotter au dessus de magnifiques coraux et poissons aux couleurs incroyables.

On ne peut pas vous parler de l'Indonésie sans évoquer nos expériences culinaires.
Nous avons beau manger dans des lieux très bon marché, chaque repas est une découverte.
Les plats, principalement à base de riz et de noddles, sont d'une diversité folle. Toujours accompagnés de légumes, de viandes ou de poissons, sans vous parler des nombreux épices qui viennent brûler notre palais d'Européens. Outres ces épices, nous découvrons des saveurs peu utilisées par chez nous, notamment l'omniprésence de fruits dans nos plats : riz à la noix de coco, beignet aux légumes et à la banane, sauce a la cacahouète sur laquelle Mathilde à flaché et bien d'autres... Pour le dessert l'incontournable est le pisang goreng, banane roulée dans du sucre de canne et frit ... Un régal !!

En plus de ce que nous avons fait a Bali, ce sont des images d'ambiance qui nous resterons en tête: des belles plages paradisiaques, des petits ports de pêcheurs avec poules et cochons sur la plage; des offrandes déposées quotidiennement devant chaque maisons, des enfants allumant un feu le soir sur la plage servant de repères à leurs parents partis pêcher, des maison à l'architecture et aux décors de temples Hindou, des emballages plastiques partout se décomposant étrangement moins bien que les emballages en feuilles de bananiers, des routes à la conduite anarchique et ou le scooter est le principale moyen de locomotion, des sourires, des sourires, des sourires...

On vous laisse sur ces quelques images... Et on revient bientôt pour vous conter Java!

2 commentaires:

  1. ah on est pas cousine pour rien! la gado gado un vrai régal! et oui le sourire est le mot parfait pour couvrir ces sacs plastiques! Vous me fêtez trop rêver les loulous de plus que je m'imagine exactement les endroits, mes fond marin, les véhicules improbable mais qui roule! bref profiter aussi pour moi et un jour je repartirai la bas. Je vous jure que vous penserez toujours à eux.
    Des bisous
    Laurène

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    1. Salut Laurène, en effet je comprend pourquoi tu as autant accroché avec ce pays, il y a de quoi!
      Gros bisous!
      Mathilde

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