vendredi 7 février 2014

Visite des ambassades en Thaïlande et Woofing à la ferme...

Bonjour à tous,

Nous voici en Thaïlande depuis le 20 janvier. De ce que nous en avions entendus, nous avions l'image d'un pays bien plus développé et touristique, que ses voisins d'Asie du Sud-est. En effet, cela à été vite confirmé!
Quelle n'a pas été notre surprise, après le passage de la frontière Laos-Thaïlande, quand nous nous sommes retrouvés sur une voie rapide, roulant entre 70 et 100 km/h (la moyenne des derniers mois étant plutot de 30km/h)! Tout ça dans un bus super classe, où l'on te distribue une mini bouteille d'eau et un paquet de biscuits (ça change du sac à vomis, gentiment distribué au Laos...et oui). D'autre part, les villes pullulent d'affiches en anglais à destination des touristes, et dans certains coins nous entendons presque plus parler anglais et français que thaïlandais...

Nous avions prévus de profiter de notre sejour en Thaïlande pour faire quelques démarches administratives, afin d'obtenir de précieux visa pour nos prochains pays. En parallèle, nous décidons d'orienter plus notre passage en Thaïlande pour faire du woofing.
Dans un premier temps, nous élisons domicile dans le vieux quartier de Chiang-Mai. Lieu très touristique, mais bien agréable, au nord du pays.

Après avoir ciblés quelques Woofing très intéressants, situé dans le nord de la Thaïlande, nous lançons nos demandes! D'autre part, nous collectons la myriade de papiers nécessaires pour faire la demande de notre visa Indien.
Croyant avoir collectés tous les documents, nous nous rendons de bon matin au consulat de l'Inde de Chiang-Mai, au volant de nos vélo fraichement loués. Arrivé à destination, nous remettons l'ensemble de nos documents à la personne de l'accueil. Celle-ci, prend soin de vérifier à plusieurs reprise nos dossiers. Elle nous fait remplir un nouveau document, puis nous tend à chacun une feuille de papier vierge, afin que nous y décrivions notre programme (parcours et activités en Inde ... Ce que nous n'avions pas prevu jusque la). Ni une ni deux, nous voila donc parti à écrire une lettre présentant un itinéraire dans le pays et mentionnant notre volonté de faire du woofing. Ce document remi nous voila assis à attendre. D'autre demandeurs sont en entretien avec une personne du consulat, des éclats de voix sortent du bureau. Nous découvrons petit à petit qu'une bonne partie des gens qui attendent se retrouvent dans ce bureau, à passer cet «entretien». Puis vient notre tour, ce monsieur au ton arrogant nous demande ce que nous allons faire en Inde, où nous allons, dans quelle structure nous allons faire du Woofing... Nos réponses sont vagues et manquent de précisions. Nous n'étions pas préparés à défendre notre candidature au visa pour l'Inde tel un entretien d'embauche! A la fin de cet entrevue, notre interlocuteur nous demande de revenir plus tard avec un document prouvant notre accueil dans un Woofing en Inde. Sans ce document, il ne prendra pas notre dossier en compte.
Nous sommes Vendredi ... l'objectif de notre week-end sera d'obtenir cette attestation (car bien sur, nous avions le projet de faire du woofing en Inde, mais nous n'avions encore fait aucune demande).
Pendant ce temps, un orphelinat dans le nord de la Thailande nous répond qu'ils sont prêt a nous accueillir. Génial! Il ne nous reste «plus» qu'a réussir à nous débarrasser de notre passeport à l'ambassade de l'Inde, ainsi pendant le temps des formalités (environ 10 jours), nous pourrons aller profiter de ce woofing Thaï.

Le week-end nous permet de consolider notre dossier et de préparer le futur entretien pour le visa de l'Inde. Arrive dimanche matin et nous sommes toujours en attente d'une réponse d'accord de woofing pour l'Inde... Nous commençons donc à réfléchir à un plan B. Nous passons quelques heures à retourner toute les possibilité dans nos têtes, pour essayer à la fois d'obtenir ce visa de l'Inde sans perdre trop de temps, et sans avoir à décommander notre Woofing dans l'orphelinat Thaïlandais. Après avoir mis au point notre plan B, nous ouvrons notre boite email et là, surprise, nous avons un accord ferme par email pour un Woofing en Inde. Retour au plan A, nous partons de ce pas imprimer ce précieux document, ainsi que quelques autres présentant l'association. Nous ré-écrivons une énième fois la lettre présentant notre programme, après ce nouveau retournement de situation.

Lundi, matin nous revoilà parti au réveil à bord de nos vélo pour le consulat de l'Inde. Nous déposons nos papiers, puis attendons notre entretien confiant, mais sachant que l'issue dépendra de notre interlocuteur. Viens notre tour, nous échangeons des politesses et résumons notre entretien du vendredi, tout en mentionnant l'obtention du document demandé. Notre interlocuteur (le même que le vendredi précédant) , nous informe qu'il a bien pris connaissance des pièces et qu'elles correspondent à ses attentes. Puis, il nous explique qu'un Woofing est considéré, en Inde, comme un travail et que cela nécessite un visa professionel. Celui-ci ne peut nous être délivré qu'en France. N'ayant plus rien à perdre, nous lui demandons le but pour lui d'obtenir ce document demandé. Il nous répond qu'il avait besoin de la preuve qu'il ne pouvait rien faire pour nous. Notre dernière tentative sera de retourner notre veste et de lui proposer une lettre nous engageant à ne pas faire de Woofing en Inde. Il nous répondra qu'ayant connaissance du dossier, il n'est plus en mesure de nous émettre un visa tourisme. Il nous insinue cependant que rien ne nous empêche de tenter notre chance dans une autre représentation de l'Inde...
Nous avions eu des echos du fonctionnement administratif indien, mais nous sortons sonné de s'être décarcassé à fournir une pièce qui prouve à notre interlocuteur qu'il ne peut rien faire pour nous.
Nous repartons donc à zéro après un peu moins d'une semaines de démarches. Nous nous en voulons de notre négligence et de notre erreur de débutant. En effet,nous savions que dans certain pays pour faire du Woofing il est nécessaire, dans les textes, d'avoir un visa de travail. Cependant sur le terrain un visa tourisme suffit. Nous avons oublié de vérifier cela pour l'Inde, avant de naïvement l'écrire sur notre lettre de projet de voyage, à destination de l'ambassade.

Rester à Chiang-Mai ne nous sert plus à rien. Nous reprenons donc nos vélos, passons réserver notre bus du soir pour Bangkok, annulons malheureusement notre woofing dans l'orphelinat Thaï et quittons la ville.

Voulant repartir sur une note positive, nous décidons arrivés à Bangkok, de commencer notre quête des tampons par le visa de Myanmar, réputé plus facile. Arrivés à l'ambassade, après notre nuit de bus, nous comprenons l'engouement que suscite la récente ouverture des frontières de ce pays, à la taille de la file d'attente. Il n'y a pas de doute, le Myanmar est la destination à la mode d'Asie du Sud-est et Bangkok est le lieu ou les voyageurs au long cours (ou pas) viennent chercher leur visa. Nous croiserons d'ailleurs des têtes connues, tel que cet hollandais, avec qui nous avions passé une soirée au Vietnam et qui sortira brandissant son passeport comme un trophée, ayant été un des premiers à le récupérer. Ou ce couple de Néerlandais se trouvant dans la file d'attente de dépôt de dossier et dont la tête ne nous étaient pas inconnues. En effet, nous les avions croisés dans une guest-house paradisiaque au bord d'un lac sur l'ile de Sumatra en Indonésie, trois mois plus tôt. Nous obtenons donc notre visa pour le Myanmar en deux jours, sans complication.

Le lendemain, fort de notre experience précédente, nous retentons notre chance pour celui de l'Inde, cette fois à Bangkok. Tous les documents bien préparés en main, avec notre lettre de projets de voyage revue et corrigée, nous arrivons 10 mn après l'ouverture. Cette fois ci, nous déposons sans complication et sans interrogatoire notre dossier et notre passeport. Nous  espèrons le récupérer une semaine plus tard agrémenté d'un nouveau visa...

En parallèle de nos visites d'ambassades, nous arpentons les rues de Bangkok. Nous découvrons une capitale, tel que nous n'en avions pas vue depuis un petit bout de temps! Rythmée par ses embouteillages, ses grattes ciels, son metro et ses nombreux habitants...
Comme vous l'avez sûrement vue depuis l'Europe, la situation politique est actuellement instable à Bangkok. Nombreux manifestants se sont mobilisés, afin de bloquer la ville pour marquer leur insatisfaction envers leur gouvernement. Des campements sont installé un peu partout, sur les places, dans les parcs. Dans la journée il y règne un esprit festif et calme. Malheureusement, les gens que nous avons croisés et qui nous ont évoqué la situation politiques n'avaient soit pas un anglais suffisant pour nous expliquer leur positions, ou n'avaient pas les idées assez claires pour nous faire des explications censées.

Une fois notre dossier déposé à l'ambassade de l'Inde, nous avons plus d'une semaine de libre, avant de le récupérer. Nous quittons donc Bangkok, en direction d'un Woofing situé à deux heures de là. Comme vous l'imaginez nous avons du l'organiser à la dernière minute. Nous n'avons donc pas trouvés le woofing idéal, comme celui que nous avons du abandonner dans le nord du pays. Nous avons cependant passés une semaine dans un petit coin de nature ou l'on se sent bien. Nous nous sommes retrouvés dans une petite ferme Thaï, et avons pris soin du jardin et des quelques animaux (lapins, bébés cochons, moutons...). C'est avec Samuel un Québécois arrivé le même jour que nous, que nous passons la majorité de notre temps libre. Un compagnon bien sympa, avec qui nous partageons de grandes discussions pendants les repas, et des petit jeux de sociétés pendant nos soirées... Nous avons également profités des soirées autour du feu avec Arnon, le Thaï qui à monté ce projet de ferme! Ses amis de passage nous ont appris à fabriquer des objets en bambous. Ce matériau henial, qui nous impressionne par ses multiples possibilités d'utilisation depuis notre arrivée en Asie du sud-est. Nous avons ainsi pu observer leur dextérité a l'utilisation de la machette, aussi bien pour les gros ouvrages, que ceux demandant plus de precision. Nous avons tenté de nous exercer, mais nous avons encore beaucoup de travail à côté de leurs talents! Nous passerons également une après-midi intéressante à l'école primaire locale, à donner quelques cours d'anglais à des enfants au sourire et à l'énergie débordante. 

Par ailleurs, même si notre temps en Thaïlande n'a pas été renversant de découvertes, les repas Thaï n'ont pas manqués de surprendre nos papilles jour après jour. Il n'y a pas à dire, ici on s'est régalés! Entre les plats de curry vert et leur arrière goût d'estragon et les «pad thaï» (pates sautés avec des légumes, parsemé de cacahuètes et de sauce soja) pour ne citer qu'eux. Tandis que le succulent dessert à base de riz collant mélangé avec du lait de coco et de la mangue, ou les mini galettes à base de lait de coco et d'ail et fines herbes ont su satisfaires nos besoin de sucré à la fin des repas!

En fermant cette page, vous vous dites sûrement, «ça fait moins rêver que les autres fois». En effet, mais ce sont aussi ces petits aléas qui font le voyage et on tenait à vous les faire partager... Un petit moment de flottement, cependant riche en prise de recul et en réflexion pour poursuivre encore mieux ce long voyage!

C'est ici que l'on vous laisse aujourd'hui, de passage à Bangkok nous avons eu la bonne nouvelle de récupérer notre passeport, avec le visa indien tant espéré!

Alors en route pour le Myanmar :-)
  

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