lundi 23 décembre 2013

Le Nord du Viêtnam au travers de ses Parc nationaux

Xin chao,

Comme on vous le disais lors de notre dernier message, notre envie de nature nous a mené tout droit au parc national de Phong Nha. Cet espace naturel est connu pour ses grottes calcaires et ses rivières souterraines. Mais ce qui nous a le plus frappé lorsque nous y sommes arrivés, ce sont les paysages de plaine parsemés de pics en forme de pains de sucre.
Le premier jour nous louons des vélo et partons avec une médiocre carte fournie par l'office du tourisme, sans échelle ni kilométrage. Nous arrivons tant bien que mal à nous situer sur celle-ci, puis nous réalisons qu'une boucle au sein du parc national semble possible...nous voila donc partis pour cet itinéraire. Les kilomètres defilant, la route s'enfonce en pleine jungle luxuriante, grimpant des côtes à 10% et descendant des pentes abruptes. Les villages figurant sur la carte, que nous traversons, ne sont en fait que des lieux-dit d'une ou deux maisons. Nos estomacs commencant à crier famine et nous réalisons que nos chances de trouver de quoi nous restaurer s'amenuisent ... L'heure du déjeuner bien passée, nous atteignons un grand carrefour qui constitue notre dernier espoir. Mais malheureusement il n'y a pas âme qui vive. Nous décidons donc de sortir de notre boucle pour aller jusqu'au village le plus proche. Au bout des 3km indiqués, nous arrivons à un groupement de bâtiments où ne sont présent que des militaires. Nous nous y arrêtons et l'un deux, le seul ayant quelques mots d'Anglais, se dirige dans notre direction. Après qu'il ai tenté de nous conter les anecdotes historiques de ces lieux, nous arrivons à lui faire comprendre que nous recherchons de quoi manger. C'est finalement attablés sur leur terrasse, devant un bol de soupe chinoise, offert gracieusement par ce dernier, que nous reprendrons des forces. Après cet arrêt nous repartons revigoré pour la deuxième partie de notre circuit au paysage complètement différent. Nous suivons tout d'abord les gorges d'une magnifique rivière turquoise, débouchant ensuite sur un grand plateau de rizières entouré de pains de sucre calcaire. A la fin de la balade tout s'accélère pour pouvoir rendre nos vélos à 17h comme promis. Les 12 derniers kilomètres sont avalés à pleine vitesse, nous rendons les vélos in extremis à 16h50, après avoir parcourus une cinquantaine de kilomètres.

Le lendemain nous décidons de visiter la grotte de Phong Nha. Celle-ci abritant une rivière, se visite en bateau, il nous faut donc trouver d'autre personnes pour partager notre embarcation. Nous partons donc pour un sitting devant le guichet de départ, dans l'espoir de constituer un groupe. La chance ne mettra pas longtemps à nous sourire, puisqu'un groupe de 9 jeunes de toutes nationalités arrivent et nous nous joignons à eux. Après un petit quart d'heure de balade en bateau sur la rivière, nous apercevons l'entrée de la grotte. Nos conducteurs arrêtent les moteurs, pour prendre le relai à la rame. Nous pénétrons dans cette grotte majestueuse, au seul bruit de la rame dans l'eau, pour découvrir des volumes intérieurs énormes. Pendant la guerre, les Viets utilisaient cette grotte pour cacher un pont, qu'ils tractaient toute les nuits sur la rivière, pour éviter qu'il soit bombardé pendant la journée. Les concretions, mises en valeur par des lumières de diverses couleurs, sont de toute beauté.
Après une autre journée de ballade au milieu des rizières et petits villages, nous voila repartis vers le nord.

Pour la dernière semaine avant Noël, nous avions prévu de faire un woofing dans le nord du pays, dans un homestay. Malheureusement, après plusieurs échanges d'emails avec notre potentiel futur hôte, il nous envoi un document presentant le woofing. Au beau milieu de celui-ci, nous découvrons que nous devons payer un prix plus important que nos dépenses journalière depuis notre arrivée au Vietnam, en plus de travailler 5h par jours. Nous tentons d'autres demandes de woofing, en dernière minute, sans succès. C'est à ce moment là, à Hanoï, que la tourista décide de nous frapper. Nous restons cloués entre la salle de bains et la chambre pendant deux jours.

Finalement, faute de woofing nous décidons de monter en direction du parc naturel de Ba Bé (signifiant «3 lacs»), pour quelques jours. Ce parc entoure une étendue d'eau, composée de trois lacs connectés par des rivières. Le premier soir, le bus nous dépose au village de Bo Lu, où un froid de canard nous attend. Après avoir suivi un jeune garçon, qui nous fait la visite de l'auberge nous décidons de nous y installer. Nous découvrons au cours de la soirée que personne ne vit dans ce lieu et que nous sommes seul dans cette grande batisse en bois. Nous ne recroiserons d'ailleurs plus personne jusqu'à notre départ, deux nuits plus tard, et devrons laisser les billets sur le lit. Ainsi, nous profitons paisiblement de l'incroyable vue de notre terrasse. Surplombant le lac, nous observons les pêcheurs, en équilibre à l'arrière de leurs barques toutes en longueur.
Au bors de l'eau, des balades s'ouvrent à nous, entre chemins de terre, et petits villages à flan de montagnes verdoyantes. On s'y rassasie de paysages à couper le souffle! Ce sont aussi pleins d'ambiances, tel que ce petit village au fond d'une vallée ou raisonne des musiques vietnamiennes s'échappant d'une maison ; les enfants qui reviennent de l'école en discutant perchés sur leurs vélos d'adultes bien trop grands pour eux ; les transporteurs de cochons que l'on croise, deux animaux vivant ficelés sur le porte bagage de leur scooter ; les buffles et leur maître rentrant des champs le soir...

L'une de nos promenade nous mène au village de Pac Ngoi ou nous décidons de prendre notre déjeuner. Après être rentrés dans une échoppe, en essayant de faire comprendre que nous cherchions où manger, une adorable grand mère toute souriante exhibant son unique dent, nous offre le thé. Le grand père arrive ensuite et échange avec nous quelques basiques mots de Français. Nous repartons une demi heure plus tard heureux de cette rencontre, mais toujours le ventre vide. Après avoir compris qu'aucun «restaurant» n'existe dans ce petit village, nous décidons de nous adresser à la homestay suivante. Une autre adorable grand mère nous acceuille, nous expliquant qu'il n'est pas possible de manger. Après lui avoir demandé où il était possible de manger dans le village, elle nous invite à entrer chez elle et nous propose des nouilles chinoises avec un oeuf. Puis elle va de ce pas réveiller son mari de la sieste. Il s'avère que celui-ci possède quelques mots d'anglais facilitant notre compréhension mutuelle. Nous décidons donc au cours de ce repas de changer d'auberge la nuit suivante, en espérant pouvoir faire plus ample connaissance avec les propriétaires de cette authentique homestay.

Le lendemain, nous parcourrons les trois kilomètres séparant les deux villages et nous nous installons chez eux, à la homestay Hong Vinh. Nous sommes accueillis sur leur terrasses avec le fameux rituel du thé, puis nous dînons en compagnie du père. Ce dernier nous dévoile son humour et son inlassable envie de partager et d'apprendre de l'autre. Il nous montre ses cahiers de francais et d'anglais, qu'il remplis progressivement de mots appris par les gens qui passent séjourner ici. Après ce bon et copieux repas, il nous invite à venir nous réchauffer sur la natte posée auprès du feu central de la cuisine, avec le reste de la famille. Nous finissons la soirée, dans leur cuisine authentique, à deguster des boules de riz gluant sucrées, tout en continuant de converser entre mots d'anglais, de francais, de vietnamien, de mimes et de mimiques...
Le lendemain, nous partons en bateau avec le fils. Ce dernier, de notre âge, se montre timide et réservé. Nous conversons peu, mais les paysages au travers desquels il nous emmènes sont impressionnants. D'abord sur les grandes étendues du lac, puis progressivement nous nous enfonçons dans une rivière entourée de jungle abrupte accrochée à la parois rocheuse. Un espace ou seuls quelques petits villages subsistent, au milieu de cette forêt primaire ou l'homme n'a pu laisser sa trace!
Le lendemain, après un petit déjeuner composé de crêpes aux miel (plus agréable pour nos estomacs que la soupe de nouilles au boeuf), nous randonnons au milieu de petits villages de montagne, jusqu'à une cascade le matin. La deuxième partie de la journée nous amène à une grotte. Après nous avoir donnés nos billets d'entrée ils nous fournissent deux lampes de poches. Etant les seuls visiteurs nous nous retrouvons donc à nous enfoncer, seul, dans cette grotte avec nos lampes. Expérience intéressante. La journée se termine par une dernière soirée animée à notre homestay. Nous tombons sur un livret avec toutes les années et les signes chinois correspondants. Ne sachant nommer les animaux dans un langage commun, nous passons une bonne partie de la soirée à essayer de comprendre les gloussement d'animaux et mimes fait par le père. Nous tentons également, à leur demande, de leur apprendre la désignation de ces animaux en anglais et en français. Après ces quelques jours, et en ayant l'impression d'avoir pu s'immerger au coeur d'un village vietnamien, nous quittons cette adorable famille.

Nous reprenons la route vers Hanoï, où nous nous apprêtons à y retrouver quelques personnes de la famille de Mathilde, pour passer les vacances de Noël ensemble.

Nous ne réalisons toujours pas que nous sommes en décembre et que Noël approche à grands pas. Le temps que nous avons y est peut être pour quelque-chose, même si cette dernière semaine a été un peu plus fraîche pour nous (nous sommes passés certaines fois sous la barre des 10°C!!!). Le fait que nous soyons dans un pays à majorité bouddhiste est peut être un autre bonne raison. D'autre part les expériences que nous avons vécus ces derniers mois nous semblent tellement peu liées avec la vie de tous les jours que nous avions en France, que l'on en oublie les rituels. Quoi qu'il en soit nous en profitons pour vous souhaitez à tous de très belles et joyeuses fêtes de fin d'année!!!

Joyeux Noël à tous!

lundi 16 décembre 2013

Vietnam Sud : Entre delta du Mekong et villes chargés d'histoire...

Bonjour à tous,

Voila déjà trois semaines que nous avons atterris en Répulique Socialiste Vietnamienne et nous n'avions pas encore donnés de nouvelles ...

Contre toute attente nous sommes arrivé dans ce pays par avion. En effet, nous avions originellement prévu de passer par la Thailande et le Cambodge, avant d'atteindre le Vietnam, afin d'éviter l'avion. Cependant notre fonctionnement d'européen ayant des impératif de temps (et oui même en voyage ça arrive) nous a rattrapé!
Les premières images que nous avons eu du Vietnam étaient donc vu du ciel. Avant d'atterrir à Ho Chi Minh (anciennement Saigon) l'avion a survolé le delta du Mékong et nous avons pu admirer l'enchevêtrement des bras du fleuve se jetant dans la mer.

Nous sommes ensuite arrivés dans cette grande ville, à la circulation très dense. Lors de notre première traversée de boulevard, c'est d'ailleurs un Vietnamien, qui nous a guidé pour passer au travers de ce flot ininterrompu de deux roues.
A table aussi c'est une découverte culturelle. Ici les baguettes sont présentes sur toutes les tables, tandis que la soupe de nouilles au boeuf, au petit dej' (pho bo), ne facilite pas forcément le réveil de notre estomac.
La ville d'Ho Chi Minh nous a permis d'en apprendre d'avantage sur l'histoire de ce pays. Nous sommes allés visiter le musée de la mémoire de la guerre, qui illustre les abominations subied par ce peuple et notamment par l'agent Orange... Au moment de la sortie, une pluie de mousson nous à permis de «digérer» tous ce que nous venions d'apprendre, en attendant l'accalmie. Celle ci ne venant pas nous avons acheté des capes de pluie au look incontestable (juger par vous même sur les photos) et sommes rentrés à notre hôtel les pieds dans l'eau, traversant les rues devenues torrent.

Quelques jours plus tard, nous décidons de quitter Ho Chi Minh. Les explications des Vietnamiens n'étant pas aussi claire que celle des Indonésiens, auquel nous étions habitues, nous mettons quelques temps a trouver notre gare de bus, puis nous voila partis en direction du Delta du Mekong! Nous quittons la gare, ravis, avec chacun un siège dans le mini-bus. Nous pensons alors que les transports Vietnamiens seront moins sport qu'en Indonésie. Nous avons pariés trop vite! Nous embarquons plusieurs personnes quelques mètres plus loin... Puis  3 autres un peu plus tard. A ce stade, plus de place possible pour des personnes. Mais à un arrêt le chauffeur nous demande de descendre de la banquette à l'arrière et la replie pour charger des sacs de poissons. Il remet en force la moitié de cette banquette un peu penchée au dessus de ces sacs et nous fait signe de monter. Nous finissons donc le trajet tout serrés au milieu des effluves de poisson : non les transports vietnamiens ne serons pas moins folklorique...

Nous enchaînons sur un transport en mobilette et une traversée en bac, pour arriver sur la petite île de An Binh au beau milieu du Delta du Mekong. Nous y passeront trois nuits, dans trois lieux différents. Nous sommes partis de la première homestay trop bruyante, puis nous n'avons pu rester qu'une nuit dans la seconde faute de place. Finalement nous atterrissons dans une vraie homestay, bien plus rustique, mais tellement plus authentique (tout deux, seuls touristes, au milieu de la famille Vietnamienne). Ce qui restait cependant inchangé, c'était le traditionnel repas du soir, que nous avons dégusté trois fois : le poisson à oreilles d'éléphant, cuit et dégusté verticalement tel un navire à flot (le servir allongé porterait malheur aux marins). On mange sa chair roulée dans une feuille de riz avec des légumes.
Nous avons arpenté cette petite île en vélo, à la découverte des canaux, grandes rivières, chemin de terre et ponts plus ou moins scabreux. Mais le delta du Mekong se découvre surtout en bateau, ce que nous avons organisé dans la dernière homestay. Au travers de quelques mots d'anglais et nombreux gribouillages sur un papier, nous arrivons à comprendre l'heure de notre départ en bateau et sa destination, mais rien de plus. Le lendemain, nous découvrons donc le programme de notre balade. Au fil de l'eau nous nous promenons entre pêcheurs, marché flottant, bateaux de marchandises; puis nous visitons des fabriques locales.

Après avoir apprécié ce nouveau lieu, nous partons vers le nord, à Dalat. Cette ville a été construite par les collons Français, car perché en haut de la montagne il y fait bien plus frais. Nombreux Vietnamiens y portent d'ailleurs des manteaux de ski (les températures variant entre 10 et 20°C). Nous avons flâné dans le centre ville et son marché local. Entre fruits et légumes, nous y avons découvert le fruit du dragon (rose vif), des étals de différents types de riz, de café, d'oeufs en vrac... Un petit creux nous invite à y acheter un beignet à l'allure appétissante. En croquant nous découvrons du riz gluant et des pois casses...un peu loin de nos attentes de bec sucré occidentals, mais nourrissant!
Au cours de cette première journée nous rencontrons Mr Phuc, un motard avec qui nous projetons de faire une visite touristique des alentours, le lendemain. Mais au petit matin, surprise, ce sont Mr Hiep et Titi, deux autres motards qui nous attendent. Après la surprise passée, nous nous rendons à l'évidence, qu'ils parlent un meilleur Francais que Mr Phuc, qui nous les a envoyer, et nous succombons à leur humour. Nous croisons d'ailleurs Mr Phuc un peu plus tard, partant pour une promenade de trois jours avec d'autres touristes ( :D malin!!). Nous voilà donc partis, chacun à l'arrière d'une moto, sur les routes sinueuses et parfois poussiéreuses des alentours de Dalat. Les cheveux au vent nous y découvrons plusieurs pagodes bouddhistes, l'incroyable cascade de l'éléphant, des plantations de café à perte de vue, tout cela agrémenté d'explications historiques et culturelles. Nous visitons également une fabrique de soie, où nous apprecions le processus, allant de la fabrication du cocon par les vers, jusqu'à la teinte de la soie tissée. Pour l'anecdote : lors d'un arrêt, un de nos pilote soulève un drap sur un étal, pour nous faire apparaitre un chien prêt a être cuisiné... on mange toujours du chien dans certaines parties du Viêtnam.

Le lendemain nous quittons Dalat. Après un bus de nuit, agrémenté de chants Russes et Polonais (nos voisins avaient décidé de faire la fête au fond du bus) nous arrivions à Hoi An au petit matin.

Nous avons eu la chance de visiter Hoi An le jour des portes ouvertes (anniversaire du classement de la ville, au patrimoine de l'UNESCO). Cet ancien port marchand, aux allures pittoresque, nous a charmé. Nous avons parcourus en long, en large et en travers cette ville aux murs orangés et aux maisons trationnelles en bois. Nous y avons visité différents édifices de la vie communale de l'époque: pagodes, hall comunautaire, boutique, vieilles maisons...
Au détour d'une rue, un monsieur nous aborde, nous pensons, une fois de plus, qu'il souhaite nous montrer ses produits. Cependant, il nous invite à l'intérieur de sa maison et s'empresse de nous montrer un texte qu'il a écrit en français, ainsi que ses livres d'exercices. Nous essayons de communiquer lentement, mais malgré nos envies conjointes d'échanger, il semble difficile de se comprendre. C'est un schéma que nous rencontrons régulièrement au Viêtnam. Les envies de communication sont présentes, mais la barrière de la langue ne nous permet pas d'approfondir et d'en apprendre plus sur les locaux, ce qui est frustrant. Nous repartons, malgré tout, content de ce moment pour poursuivre nos explorations de la ville. Ici les bords du fleuve où se déroule un marché très actif la journée, accueillent à la nuit tombée des centaines de lanternes colorées...

Nous sommes ensuite montés quelques jours à Hué, pour visiter la cité imperiale et partir en vélo à la découvertes des pagodes alentours..

Après la visite de toutes ces villes, notre envie de nature nous rattrape au galops et nous filons vers le parc naturel de Phong Nha...la suite au prochain épisodes!

samedi 23 novembre 2013

Sumatra, le visage nature de l'Indonésie!

Bonjour à tous!

Aux dernières nouvelles nous quittions Jakarta en direction de Sumatra. La superficie de cette île étant la même que la France, mais le réseau routier étant d'un autre âge, nous nous embarquons pour un voyage en bus de deux jours et deux nuits. Démarrage en fanfare avec un mécanicien s'improvisant chanteur de karaoké sur des airs de tubes locaux. Puis, nous sommes réveillés a 1h du matin, pour la traversée du bras de mer séparant Java et Sumatra. Sur le ferry nous sympathisons avec un Indonésien de notre bus, partant en rendez-vous d'affaire pour vendre des peaux de crocodiles. Nous reprenons ensuite la route et découvrons à l'aube, les paysages natures de Sumatra parsemés de ses petits villages. La longueur du voyage, dans ce même bus, nous amène à perdre la notion du temps. Nous arrivons à Bukittinggi, grâce aux mécaniciens qui ont réussis à réparer l'avarie mécanique survenue quelques heure avant notre arrivée.

Nous profitons de notre après-midi pour visiter la ville et son marché. Nous tentons également de trouver des cartes postales. Malheureusement les gens à qui nous essayons de décrire ce concept étrange nous regardent avec des yeux écarquillés, d'autres nous répondent qu'il s'agit d'un email. Nous repartons bredouilles...

Grâce aux conseils éclairés de notre aubergiste allemand géographe, nous partons ensuite à la découverte du canyon à proximité de la ville. Cette marche nous amène dans des petits villages, entourés de rizières, avec quelques maisons à l'architecture Minang (toits en forme de cornes et murs finements sculptés et peints). Nous en profitons pour découvrir l'artisanat local : la fabrication de bijoux en argent. Une femme nous invite à entrer dans son salon, pour y voir la vitrine de bijoux fabriqués par son mari. Le fil de la discussion nous amène à parler des préparatifs d'une grande fête, se déroulant prochainement, pour honorer le nouveau chef du village. Elle nous montre alors les costumes qu'elle brode et qu'elle portera pour cette occasion. Pendant ce temps, elle commence à nous offrir des coquillages aux piments et des bananes, puis tandis qu'une averse s'abat sur le village, nous finissons par manger un gado-gado chez elle.

Nous reprenons ensuite le bus pour une courte distance jusqu'au Lac Maninjau, un lac volcanique. Une fois de plus, nos sacs se retrouvent sur le toit du bus. Mais ce jour là, au détour d'un des célèbres 44 virages de la descente vers le lac, le sac de Mathilde à voulu apprendre à voler... Au final, pas de casse mis à part quelques bananes écrasées!

Nous nous installons tout les trois avec Martin, dans un petit bungalow. Au petit-déjeuner, nous profitons de la magnifique vue sur le lac entour de montagnes, de ses pêcheries et des pirogues dans lesquelles circulent les locaux. Nous décidons de partir à l'aventure en vélo. Après avoir difficilement trouvé 3 vélos et négociés le prix, nous nous rendons compte qu'ils ne sont pas tout à fait en état de fonctionner. S'engage alors une tentative de réparation de la part de nos loueurs. Une demi-heure plus tard nous comprenons que les Indonésiens, très habiles en réparation de scooter, le sont moins lorsqu'il s'agit de bicyclettes! Julien prend la route avec peu de freins, Martin roule avec un grincement perpétuel, tandis que Mathilde se lance dans le tour du lac manquant de perdre ses pédales à chaque tour de roues. Après une heure de route au milieu des rizières, des pêcheries et au sons des «hello Mister» des écoliers, ce n'est finalement pas les ennuis mécanique qui freineront notre balade, mais une pluie diluvienne. Notre premier abris sous les arbres ne s'étant pas avéré efficace très longtemps, nous nous déplaçons sous un appentis à proximité. Les trombes d'eau ne cessant pas et nos estomacs criant famine nous remontons en selle dans l'espoir de trouver un warung (restaurant local) dans cette zone faiblement habitée. Nous y arrivons trempés jusqu'au os et sommes accueillis très chaleureusement. Nous nous retrouvons au coeur de la vie de ce petit restaurant / magasin de proximité, dans lequel les locaux viennent acheter quelquechose à grignoter, se poser pour discuter, s'abriter, ou partager une cigarette. Après avoir pris notre repas, prolongé avec un dessert puis un thé, la pluie ne s'est toujours pas arrêtée. Nous rebroussons chemin, sous la pluie toujours battante, au travers des paysages transformés par l'averse et sous le regards amusés des habitants, nous voyant dégoulinant.

Le lendemain nous repartons, à pied, pour rejoindre une auberge reculée. Nous commençons par longer la route, puis grimpons au travers des rizières pour arriver sur des pentes abrupte dans une jungle dense. C'est ici que se trouve «Anas losmen», notre auberge pour la nuit. Ery, notre hôte nous invite a prendre un thé dans une des cabane en bois, d'oú nous découvrons la vue imprenable sur le lac. Nous profitons de la fin de l'après midi pour aller nous perdre dans la jungle et rencontrer les singes. Après un délicieux repas, nous finissons la soirée autour de casses-tête en bois proposés par Ery, à la lumière de la lampe à pétrole. Après avoir échangé avec Ery autour d'un petit déjeuner et avoir été touché par ce personnage, nous redescendons au village.

Nous repartons pour une journée et une nuit de transport au cours duquel nous traversons l'équateur. A la tombée de la nuit, à proximité de notre destination, nous découvrons que la fin du parcours doit se faire en scooter. Nous arrivons donc à Tangkahan, chacun à l'arrière d'un scooter sur un chemin de terre cahotique, nos gros sacs à dos entre les jambes des conducteurs. Nous dénichons une auberge sur les bords du fleuve, pour y découvrir le paysage de jungle, au réveil le lendemain matin. Nous profitons de la journée pour aller faire une excursion dans la jungle et redescendre la rivière en bouée. Nous repartons de ce village à l'aube, à bord du seul bus journalier remplit d'ecoliers et de femmes allant vendre leurs produits à la ville.
Après cette dernière étape express, notre visa arrivant à son terme, nous quittons Martin à Medan et nous envolons vers le Vietnam...

Sumatra est sûrement, par son côté nature, l'île qui nous a le plus plû. Cependant sa taille ne nous a permis d'en explorer qu'une infime partie...

PS 1 : Suite aux mails que nous avons reçus par rapport au typhon, nous confirmons que pas un souffle ne nous à atteint.

PS 2 (à ne pas confondre avec play-station2 ) :
De nombreux nouveaux messages de vos part sont arrivés sur le blog et dans nos boîtes mails. C'est avec plaisir que nous suivons vos chemins en France ou ailleurs. On continue à vous lire, même si nos réponses ne sont pas toujours assidues...

Des Bises à Tous!

Julien et Mathilde

samedi 16 novembre 2013

Java, l'île la plus peuplée du monde : entre circulation cahotique et sérénité des rizières

Selamat Pagi !!
(Bonjour en Indonésien)

Après notre découverte de l'Indonésie et notre acclimatation à l'Asie, en passant par Bali, nous nous sommes ensuite dirigés vers l'île de Java.

En continuant sur notre lancée des bus collectifs, nous quittons notre dernier village de Bali en bémo. Après une petite heure de bus nous voici au port pour la traversée de Bali à Java.
Le ferry favorisant les rencontres, nous débarquons sur l'île de Java à l'avant d'un camion rentrant à vide, nos backpacks étant sont seul chargement sous la bâche. Nous partons pour un trajet jusqu'à Probolinggo, au côté de notre sympatique chauffeur de camion, avec qui les discussions ne sont malheureusement pas bien denses : son anglais étant aussi limité que notre indonésien!
Nous apercevons alors nos premières images de Java... Aux premiers abords, c'est la multitude de mosquées et de femmes voilées qui saute aux yeux comme principal changement. Nous nous rendons d'avantage compte que nous sommes dans le premier pays musulman au monde (les habitant de Bali étant pour la plupart Hindouiste, mais la majorité de la population indonésienne étant Musulmane). Mis a part ça, l'est de Java nous dévoile des paysages très secs et de nombreux singes sur le bord des routes. Nous découvrons aussi une circulation très dense et de nombreux bouchons aux abords des villes.
Après un au-revoir à notre chauffeur de camion et un passage express à Probolinggo, nous partons pour une nuit de transport dans un bus, en direction de Yogyakarta.

Le bus de nuit nous dépose à 4h du matin devant l'auberge dans laquelle nous avons réservés pour la nuit suivante. Contre toute attente les portes de l'auberge s'ouvrent à 4h30, les indonésiens sont souvent très matinaux (la première prière ayant lieu à 5h). Le gérant nous invite à entrer, s'étonnant du fait que nous n'ayions pas sonnés. Après s'être excusé que la chambre ne soit pas encore libre (logique à cette heure), il nous explique les points d'intérêts de la ville tout en nous préparant un thé et des toasts pour le petit dej'. Après cet accueil très chaleureux, nous partons observer la ville de Yogyakarta se réveiller... Suite à notre balade, nous nous installons sur une petite place au milieu de rues étroites, afin de déguster une mangue que nous venons d'acheter. Très vite la discussion s'engage avec le groupe de chauffeur de cyclo-pouss se trouvant a nos côtés. Ils observent avec attention et s'étonnent de la manière dont nous mangeons notre mangue. Certains rigolent car on s'en met partout, d'autres nous expliquent la technique Indonésienne pour la manger... Au fil des discussions nous échangeons sur notre manière de visiter leur pays, sur les touristes venant à Java, ils nous parlent de l'Islam, de leur vie de conducteur de cyclo-pouss. Rubio à notamment un très bon anglais et nous explique la liberté de vie que lui donne le fait d'être conducteur de cyclo-pouss depuis 40 ans. Avant il travaillait dans une usine de papier et il ne reviendrais en arrière pour rien au monde. Il a 74 ans, et est le plus vieux des 9000 conducteurs de cyclo-pouss de Yogyakarta. Après ces échanges nous partons en compagnie de Rubio faire une visite guidée de la ville. Entre cyclo-pouss et visite à pieds il nous raconte plein d'anecdotes sur l'histoire de Yogyakarta et son Sultan, il nous emmène dans une fabrique de marionnettes traditionnelles et au marché des oiseaux (où on a pu observer des poussins multicolores, parmi de nombreux oiseaux exotiques et quelques serpents)... Une très belle rencontre, qui a changé un peu notre vision du travail de conducteur de cyclo-pouss que nous n'aurions pas pris avant.

Nous profitons de notre passage à Yogyakarta pour aller faire la visite du plus grand temple bouddhiste d'Indonésie : Le temple de Borobudur. Cette visite ne s'est pas déroulée avec calme et sérénité comme le laissait présager ce lieu... En effet, nous étions quasiment les seuls européens au milieu des touristes asiatiques et d'écoliers... De nombreux groupes de jeunes et de moins jeunes nous suivaient discrètement, jusqu'à nous sauter dessus pour nous demander de prendre des photos avec eux et répondre à des questionnaires pour leur cours (ils devaient rencontrer des étrangers et pratiquer leur anglais) ! Nous ne savons pas sur combien de photos nous nous sommes retrouvés ce jour là, mais c'est le premier moment ou nous avons compris la curiosité que nous sucitions en tant que blanc, qu'ils appellent «bule» (à prononcer boulet). Au bout d'un moment, nous avons du calmer le jeu et refuser les photos pour admirer le temple... c'était quand même le but au debut!

Nous avons ensuite continués notre route vers l'ouest de Java, en faisant quelques escales et en empruntant les bus locaux. Tout cela au son des yukuleles et des percussions des musiciens ambulants, montants et descendants au gré des escales et égayant nos trajets. Les bus publiques sont toujours une expérience : Il nous arrive de faire rire un bus entier à notre entrée sans comprendre le pourquoi du comment. Il est très peu courant que les blancs empruntent les bus publiques. Cela provoque des étonnements et sucite des questionnements de la part des autres usagers. La communication n'est pas toujours simple mais avec nos quelques mots de bahasa indonésiens et leur quelques mots d'anglais il est toujours possible d'avoir un échange. Mathilde a même trouvée un super voisin, utilisant la traduction google sur son téléphone pour communiquer! Tandis que Julien échangeait avec des adolescents sur le chemin de l'ecole, les prononciations étant difficile à comprendre, ils optent donc par l'anglais écrit, en utilisant un téléphone.

Au fil des trajets nous atteignions Bogor, ville ou nous avons rendez-vous avec Martin. Un copain breton avec qui on partage un bout de chemin en Indonésie (pour ceux qui le connaissent). Grâce a un peu d'organisation et beaucoup de chance nous nous retrouvons un matin au réveil à la sortie de nos chambres respectives de la seule auberge du lonely planet (notre guide) étant encore ouverte!!

Nous visitons le grand jardin botanique, où sont présentes de nombreuses plantes locales et notamment la serre aux orchidées (nous découvrons que la vanille est une orchidée). Nous décidons ensuite de quitter cette ville en direction d'un lieu plus nature, entre rizière et plantation de thé : Cianjur.
Nous prenons nos quartiers en pension complète, dans une maison en bambou avec vue sur les plantations de riz. Dans ce lieu où nous sommes entourés de nombreux indonésiens anglophones, nous en profitons pour échanger et poser nos divers questionnements quant à la nature et au fonctionnement de ce pays. La proximité avec les rizières nous invite à aller nous y perdre et à croiser les travailleurs, dont le seul outil mécanique utilisé est le motoculteur (version adaptée pour les rizières). Nous participons également à une excursions dans un village rural au cours de laquelle nous découvrons la méthode de récolte et de fabrication du sucre brun à partir des palmiers à sucre. Au cours de cette ballade nous découvrons également à l'état naturel de nombreuses plantes qui constituent notre quotidien en France, mais que nous n'avons jamais vu pousser : cacahuètes, café, noix de muscade, ananas, cacao, poivre ...

Après cette expérience très riche et quelques rebondissement dans notre programme, nous grimpons dans un bus en direction de Jakarta, que nous traversons rapidemment (si nous ne comptons pas les 4h de chargement du bus et les 3h d'embouteillage) pour ensuite rejoindre Sumatra.

Selamat tinggal à tous!

mercredi 6 novembre 2013

Direction l'Indonésie : Bali.

Salut à tous!

Tout a commencé avec un réveil à 3h du matin, dans une auberge de jeunesse de Christchurch, à l'aspect glauque, mais a l'ambiance chaleureuse. On prend nos clics et nos clacs : direction l'Asie. Mais arrivés à l'aéroport une surprise accélérant nôtre réveil nous attend : « Ha non, nous ne pouvons pas vous donner vos cartes d'embarquement, car nous n'avons pas de preuves que vous quitterez l'Indonésie avant la fin du visas. Un billet de sortie est necessaire. Mais il vous reste 1h pour trouver une solution». Différents échanges avec d'autres interlocuteurs, et la preuve que nous pouvons acheter un billet de sortie, nous permet d'obtenir notre sésame pour l'Indonésie.

Après 14h de voyages, un passage à Sydney et 5h de décalage horaire, nous voilà arrivés à Bali. Bouffées de chaleurs et d'humidité nous surprennent dès la sortie de l'avion. Les passages de douanes ne sont qu'une formalité malgré ce que l'on nous avait laissé entendre en Nouvelle-Zélande... Nous voila donc en Asie!

Notre première soirée Indonesienne, s'est déroulée au village de pêcheurs de Padangbai. Nous y arrivons à la tombée de la nuit, juste à la fin d'une célébration Hindoue. Une grande partie du village rentre chez soi en habits traditionnels jaunes. De nombreuses femmes ont des offrandes en équilibre sur la tête, suivies par des effluves d'encents. Après, un accueil chaleureux à l'auberge, nous allons tranquillement nous coucher, bercés par le chant du muezzin.
Au reveil, nous découvrons le panorama et la baie, vue de la terrasse, qui surplombe le village.  Nous sommes également bien positionnés pour entendre les 5 appels a la prière journaliers.

Padangbai est un lieu de passage de nombreux touristes en direction d'autres îles indonesiennes. Cela nous a permis une introduction en douceur a l'Indonésie, tout en restant dans le contexte plus occidentalisé qu'est l'ile de Bali. Deux jours de farniente et plages nous ont permis de nous remettre du décalage horaire, de la température et du choc culturel. Avant de repartir sur les routes.

Nous quittons le bord de mer en direction d'Ubud, capitale artistique et culturelle de Bali. Nous avons appréciés déambuler dans les ruelles aux boutiques à l'architecture moderne alliée au design local. Un spectacle nous a permis de découvrir une des danses traditionnelles balinaises. Les femmes effectuant une danse principalement axée sur la souplesse des mains et l'expression du regard, dans des costumes très colorés. Tandis que les hommes chantent en transe assis en cercle autour d'elles. Le tout contant un Romeo et juliette à la sauce Hindou.
Le lendemain, enfourchant des vélos, nous partons explorer les paysages verdoyant des rizières environnantes. Pour atteindre des magnifique rizières en terrasses. Tandis que pour le retour, nous avons réussi contre toute attente à suivre le plan griffonné sur un coin de papier, par notre loueur de bicyclette. Ce chemin nous ramena à la ville par des sentiers étroits et cabossés, au travers des rizières, de ses petits villages et de ses habitants finissants leur journée de travail.
Nous nous sommes fait réveillés une fois de plus par les centaines de coqs chantant des 5 heure du matin pour partir en direction du port de pêcheur de Lovina.

C'est dans ce village, beaucoup moins touristique, mais tellement authentique, que nous avons eu l'impression de commencer à comprendre la population indonésienne et à avoir de vrais échanges avec ses habitants. Nous apprenons à rebondir sur leur régulières sollicitations afin de mieux connaitre leur culture et leur mode de vie. En effet, les indonésiens sont très chaleureux, souriants et avenants à la conversation.

Quelques jours plus tard, nous décidons de quitter Lovina en Bémo (transport public local)...Il fait dire que jusque là, on s'est fait embarqués dans des transports climatisés, avec chauffeur quasi-particulier pour des centaines de milier de roupies indonésienne. Tout ça pour se retrouver avec d'autres touristes et prendre des coups de froid à cause de la clim. Ceci n'est pas le type de transport que nous recherchions. Le bémo nous a tout de suite beaucoup plus enjoué, pour sa proximité avec la population locale. Dans ces moyens de transport sans age, la climatisation se fait par ouverture des fenêtres, la rouille est omnipresente, quand on ne voit pas carrément la route entre les interstices de la carrosserie. On aimerait savoir combien de passages sous le poste à souder et de couches de peinture, ont déjà permis de redonnez vie au vehicule. Nous avons découvert en les empruntant que ces minibus n'ont pas de lieu d'arrêt spécifique, il suffit de faire un signe lors de leurs passages pour monter à bord. Ils servent également au transport des marchandises achetés sur le marché ou dans des échoppes (morceaux de bambous de 4m de long, ou nattes de palmiers chargés sur le toit). Le chauffeur se retrouve parfois également hélé pour livrer un colis quelques kilomètre plus loin. Le transport est donc souvent plus long, moins confortable, mais il nous permet une meilleure decouverte du pays. En effet, dans ce cadre, aller d'un point a un autre n'est plus un simple déplacement, mais à chaque fois une nouvelle aventure pleine de rencontre ... Et parfois d'embûches ...

Après avoir empruntés nos deux premiers Bémo nous voici arrivés a Pemuteran. Un nouveau village en bord de mer, un peu plus touristique, notamment réputé pour ses beaux fonds marins. Nous avons donc profités de ce lieu pour faire du Snorkelling (masque et tuba) et flotter au dessus de magnifiques coraux et poissons aux couleurs incroyables.

On ne peut pas vous parler de l'Indonésie sans évoquer nos expériences culinaires.
Nous avons beau manger dans des lieux très bon marché, chaque repas est une découverte.
Les plats, principalement à base de riz et de noddles, sont d'une diversité folle. Toujours accompagnés de légumes, de viandes ou de poissons, sans vous parler des nombreux épices qui viennent brûler notre palais d'Européens. Outres ces épices, nous découvrons des saveurs peu utilisées par chez nous, notamment l'omniprésence de fruits dans nos plats : riz à la noix de coco, beignet aux légumes et à la banane, sauce a la cacahouète sur laquelle Mathilde à flaché et bien d'autres... Pour le dessert l'incontournable est le pisang goreng, banane roulée dans du sucre de canne et frit ... Un régal !!

En plus de ce que nous avons fait a Bali, ce sont des images d'ambiance qui nous resterons en tête: des belles plages paradisiaques, des petits ports de pêcheurs avec poules et cochons sur la plage; des offrandes déposées quotidiennement devant chaque maisons, des enfants allumant un feu le soir sur la plage servant de repères à leurs parents partis pêcher, des maison à l'architecture et aux décors de temples Hindou, des emballages plastiques partout se décomposant étrangement moins bien que les emballages en feuilles de bananiers, des routes à la conduite anarchique et ou le scooter est le principale moyen de locomotion, des sourires, des sourires, des sourires...

On vous laisse sur ces quelques images... Et on revient bientôt pour vous conter Java!

vendredi 25 octobre 2013

Après deux mois de Nouvelle-Zélande...

Bonjour à tous,

Notre séjour en Nouvelle-Zélande s'achève, après deux mois passés en partie sur les routes, et en partagent la vie des néo-zélandais grâce au woofing. Bien que nos cultures soient proche; ces deux mois nous on permis d'observer des petits détails en plus, qui nous ont étonnés, questionnés, enjoués, et que l'on voulais vous conter...

La première chose que nous avons fait en arrivant en Nelle-Zelande a été d'acheter une voiture...et déjà la simplicité administrative nous a marqué. En effet ici, pas besoin d'aller à la  préfecture, pas de longue file d'attente, tout se fait en 5 min à la poste en remplissant un formulaire. On peut d'ailleurs également y acheter sa vignette, y payer ses amendes (et oui, ca nous est arrivé) et régler la taxe pour les véhicules diesel.

Tant que nous y sommes, voila quelques impressions sur la conduite dans ce pays.
Ici il n'y a pas de route à plusieurs voies, sauf à l'approche des grandes villes. Les nationales qui couvrent l'ensemble du pays, ont même qu'une seule voie pour les deux sens, lors de la traversée de nombreux ponts.
Les panneaux de limitation de vitesse sont également une grosse blague. Il est très fréquent d'avoir un panneau de limitation de vitesse à 100, suivi quelques mètres plus loin par un panneau conseillant 25km/h, pour cause de route sinueuse. Il en est de même pour les routes de gravier, (soit la plupart des routes non-principales) où il nous paraissaient quasi impossible d'aller a plus de 60km/h, tandis que la limitation était toujours la même ...

En ce qui concerne notre rencontre avec les Néo-Zélandais, ce fût dès le début une bonne surprise. Ils se montrent sympatique et accueillant. Il n'est pas rare de se retrouver à discuter 20min avec un inconnu au coin d'une rue. Par ailleurs, ceux que nous avons rencontrés ont confirmés la réputation du néo-zélandais très relax. Quelque soit l'importance du projet qu'ils portent sur leurs épaules, ils savent prendre le temps et profiter des choses.
Enfin un autre détail qui nous a frappé lors de nos vadrouilles sur les routes, est le nombre de locaux tondant l'herbe sur le devant de leur maison. Il semble que d'avoir une pelouse impeccablement tondue juste devant chez soi, est un critère très important dans ce pays.
Enfin, ici nombreuses sont les boites-aux-lettres faites de bric et de broc tres souvent avec une touche artistique. A côté de ces boîtes aux lettres, nous trouvons souvent des boites en bois contenant toute sorte de produits allant des oeufs, aux pommes de pins pour le feu, en passant par les fruits, les légumes et les pots de miel. Ces boites contiennent également une petite fente permettant d'y glisser l'argent correspondant. Le paiement  fonctionne sur la base de la confiance : ce sont les honesty box... Et si ici ça marche!!! Lors de notre période de road nous les avons utilisés aux maximum pour acheter nos fruits et nos légumes.

En parlant de ça, certains nous ont demandés des petits détails cuisine sur les différents pays que nous traversons. Pour ce qui est de la Nouvelle-Zélande ce que nous trouvons ici n'est pas très différent de ce que nous avons en France. Les patates douces sont plus fréquentes ainsi que les kiwifruits. Leur repas du midi est souvent plus un snack qu'un repas et il n'est pas rare d'y manger un petit sandwich que l'on peut tartiner avec du miel, du beurre du fromage ... Mais aussi pas moins de 10 sorte differentes de beurre de cacahuète et le célèbre vegemite (concentré de levure a tartiner). Enfin pour les repas conviviaux du soir un barbecue pour faire cuire les saucisses est un indispensablele! Nous avons d'ailleurs profités des nombreux barbecues en libre service dans toute l'ile du Nord. Enfin pour le dessert le célèbre Chocolate puddings avec son impressionnante dose de chocolat est de rigueur.

Pour finir, nous voulons vous parler de la nature, qui est centrale dans ce pays. Avant de le découvrir, nous avions l'image des Néo-Zélandais proche et respectueux de la nature. Ceci est en parti vrai, mais l'écologie n'est pas du tout abordée de la même façon. En effet nous avons découvert que la plupart des maisons sont très peu isolées. Le recyclage nous a également posé question, nous avons longtemps cherchés les tri-sélectif qui sont plutôt rare. Enfin ils ont des voitures qui consomment énormément, il est pourtant fréquent de les voir arrêtées avec le moteur qui tourne. De plus, la balade dominicale se fait souvent en voiture.
Ceci ne veut pas dire que les Néo-Zélandais ne sontsont pas attentif à l'environnement. Aucune énergie nucléaire dans ce pays, nous croisons régulièrement des fermes de production éoliennes et géothermique. Beaucoup de néo-zélandais s'attachent à reconstituer leur forêt primaire, en partie disparue et étouffée par la faune et la flore importée d'europe. C'est pour cela qu'à l'arrivée à l'aéroport un contrôle biologique est effectué, pour éviter l'importation de nouvelles espèces ou micro-organisme invasifs. Ainsi, ils contrôlent aussi bien la terre qui est sur vos chaussures de rando, que l'importation de saucisson ou de fromage.
Les habitants de ce pays portent aussi beaucoup d'importance à leur animaux natifs: la pêche au filet est interdite sur la plupart des côtes pour sauver hector le dauphin, les chiens interdits sur certaines plages pour protéger les pingouins ; tandis que le kiwi (l'oiseau) est devenue une cause nationale. Enfin le ministère de l'environnement est appelé «Departement of Conservation»

Nous venons tout juste d'arriver en Indonésie, la fraicheur du printemps néo-zélandais nous parait déjà être un lointain souvenir. Le temps de s'acclimater a ces chaudes température et cet environnement haut en couleur et c'est reparti pour l'aventure ... On vous raconte bientôt.

mardi 22 octobre 2013

En immersion chez les kiwis

Bonjour à vous!

Tout d'abord merci à tous pour vos petits messages et mails, nous donnant de vos nouvelles. Cela nous fait très plaisir, ainsi que les encouragements que nous recevons pour le blog. Il semblerait que vous soyez un certain nombre à venir prendre de nos nouvelles sur cette page. Alors on continue!

Voila maintenant dix jours que nous sommes, en woofing, au sein de la famille Pilgrims. Élisabeth, Paul, Jasmine (8ans), Isaac (5ans) habitent près de Christchurch.
Les deux enfants suivent l'enseignement de leur mère à domicile et ne vont donc pas à l'école. Tandis que Paul construit leur future maison à faible consommation d'énergie en bois et isolée avec de la laine de mouton (Pour plus d'information voici son site internet presentant l'avancement de la maison www.nzpilgrims.net ). En parallèle il travaille à Christchurch.
Nous avons choisis ce wooofing car il nous correspondait bien, d'un côté pour la construction, de l'autre pour les enfants.
Nous vivons depuis notre arrivée au rythme de cette famille, partageant avec eux repas, travail, divertissement...tout en ayant notre petite caravane personnelle dans le jardin.
En ce qui concerne le travail nous avons eu des activités très variées. Nous avons bien sûr aidé Paul à la construction de la maison, pour l'électricité et le bardage extérieur. Nous avons également gardés les enfants certains jours et passés en général beaucoup de temps avec eux ; En effet rien de mieux pour Mathilde que de jouer à la dînette avec les enfants pour améliorer son Anglais ! Par ailleurs, de nombreux arbres sont tombés dernièrement lors d'une tempête, nous les avons coupés et stockés. Enfin, un petit potager attendait notre arrivée, pour se débarrasser de la pelouse de mauvaises herbes qui le recouvrait. Julien a pu aussi tondre un champs a bord d'un très vieux tracteur «intertional» allant à la vitesse d'un escargot.

Les soirées ont été plutôt animées... Élisabeth et Paul nous ont fait decouvrir plein de jeux de sociétés. Des parties endiablées de Monopoly deal, des jeux de dés. Et même des grands moments de Scrabbles en anglais!...on vous mentirais, si on vous disais qu'on a gagné au moins une fois!

Nous sommes alles a Christchurch, pour revendre la voiture, ce que nous avons reussis à faire dès la première visite! Nous en avons profités pour visiter cette ville ayant été endommagée par un très gros tremblement de terre en 2011. Nous n'aurions pas imaginé qu'après plus de deux ans la ville soit encore autant marquée. En effet, tout le centre ville a été condamné pendant deux ans, pour risque d'effondrements des bâtiments, il vient juste de réouvrir. Nous avons pu y observer une partie des immeubles deja rasés, d'autres au bord de l'effondrement, tandis que des bâtiments flambant neuf dénotent dans le paysage. Au quatre coins de la ville des oeuvres artistiques fleurissent pour redonner vie à cette ville fantôme. Enfin, les magasins ont trouvés un espace dans une rue commerciale, aménagée dans de nombreux contenaires colorés. Cet espace porte bien son nom : le re-start.

Ça sent la fin de la Nouvelle-Zélande pour nous : demain on part en direction de Bali!
Fini le froid de l'hiver et à nous les grosses chaleurs!

dimanche 13 octobre 2013

Woofing a Sinclair Wetland










































Hello!

Après plusieurs semaines de road-trip il était temps pour nous de redevenir sédentaires et de partager un peu la vie des kiwis (habitants de la Nelle-Zelande). Nous avons donc choisis comme premier Woofing une réserve naturelle d'oiseaux a coté de Dunedin: Sinclar Wetland.

Il faut dire que les oiseaux en NZ ont une importance particulière. En effet, dans ce pays les seuls mammifères terrestres présent a l'origine étaient les chauves-souris...ce qui laissa une grande place au développement des oiseaux.
A l'arrivée dans ce pays nous avons été surpris par des sons très dépaysants: un oiseau chantant tel R2D2, un autre au bruit du pouet de Sophie la girafe, et bien d'autre... Sans parler de leurs formes et de leurs couleurs!

Le 29 septembre, nous sommes donc arrivés a Sinclair Wetland. Cette zone humide a pour but la restoration de l'habitat naturel des oiseaux natifs, tel qu'il était au temps des Maoris. En effet, lorsque les européens sont arrivés, ils ont drainés les zones humides pour pouvoir élever des moutons, et coupés les arbres pour se chauffer et construir des maisons. Les oiseaux natifs ont alors vusvus leur espace et leur nourriture se réduire, au point que de nombreux oiseaux ont aujourd'hui disparus ou sont menacés (le Moa, le kiwi...). Mais cette zone humide est maintenant protégée.

A notre arrivée au Woofing, Glen et Chantale nous ont accueillis. Ils sont depuis quelques mois en charge de cet espace. Nous avons également eu l'agréable surprise d'arriver en même temps que trois Allemands et un autreautre couple de Français. Une petite vie en collectivité s'est donc improvisée durant dix jours.
Nous avons commencés le boulot en coupant les plantes non natives principalement des pousses de la familles des genêts. Ces plantes, depuis qu'elles ont été introduites poussent plus vite que les autres et empêchent ces dernières de se développer. Ainsi la plupart du temps après un feu ou une coupe de bois ce sont ces genêts qui vont couvrir l'espace àà perte de vue. Nous avons également entretenus la pépinière et plantés des arbres natifs qui, quand ils grandiront, permettront aux oiseaux de se nourir. Une autre de nos activité a été de protéger le Wetland des moutons et des prédateurs. Le Wetland est effectivement entouré de paturages, et comme l'herbe est toujours plus verte de l'autre côté de la barrière nous avons eu quelques courses-poursuites mémorables avec les moutons. Nous avons également installés de nouvelles barrières électrifiées et réparés les existantes. Les moutons ainsi que les belettes, possums, rats, furets, lapins, posent problème dans le Wetland car ils se nourissent des jeunes pousses d'arbres et pour certain des oeufs des oiseaux. Ils est donc nécessaire d'éviter leur présence dans la zone protégée.

Pendant les soirées nous en avons profités pour faire connaissance, découvrir les cultures de chacun... et partager des repas très animés. Un petit barbecue s'est improvisé, nous ne pouvions pas passer a côté, c'est le sport national Néo-Zélandais (apres le rugby bien sur !!). De nôtre côté nous avons fait des crêpes qui ont eu un tel succès, que nous avons remis ça une deuxième soirée!
Les jours ou nous ne travaillions pas, nous avons empruntés les Canoës a disposition afin d'explorer le Wetland et les zones inaccessibles à pied, pour se rapprocher des oiseaux.

Cette dizaine de jours a été très riche, aussi bien en rencontres qu'en découvertes approfondies de la Nouvelle Zélande : sa faune, sa flore et son histoire.

Nous sommes depuis maintenant quelques jours près de Christchurch pour un dernier woofing avant notre départ. Il s'agit d'une famille, avec qui nous partageons le quotidien. On vous la présentera bientôt!


Ps : Mathilde a eu quelques problème avec sa boite mail, mais normalement elle refonctionne à nouveau. Désolée pour ce concours de circonstances...